COMBATS DE M ON S
des postes légers. Au cours de la journée, on a appris que le i^' corps anglais est engagé au nord sui Peissant-Faurœulx, et vers 5 heures, que le 18® corps, fortement attaqué, doit être soutenu : la 69® division se porte en conséquence sur Thirimont, la 53^ division serre sur Consolre ; il n'y a pas de combat, mais déjà le décrochement s'accentue entre la droite anglaise et la gauche française.
Armée britannique. Combats de Mons. — Depuis deux jours, la bataille est engagée entre la 5* armée française et l'armée von Bûlow. Au 3® jour aprèsmidi, seulement, l'armée britannique entre en ligne contre l'armée von Kluck qui apparaît à gauche au moment même où, comme nous l'avons vu, la 3" armée von Hausen menace l'aile droite et les communications de l'armée française.
L'armée du maréchal French s'avance allègrement, face au nord-est, par la rive gauche de la Sambre ; la brigade de cavalerie Chetwode n'a pas trouvé le contact avec nos forces, le 22, vers Binche; les éclair eurs poussent jusque vers Soignies, où ils ne trouvent que quelques patrouilles ennemies ; les Allemands sont encore loin. En efîet, l'armée von Kluck marche toujours franchement vers l'ouest, la droite en avant ; mais déjà les combats livrés par von Bûlow font obliquer les corps de von Kluck qui, s' arrêtant dans leur mouvement, se rabattent de Nord-Est en Sud-Ouest, division par division, sur l'armée anglaise.
Celle-ci organise le champ de bataille, se retranche ; elle est en position le 23 au matin ; le 2® corps (Smith Dorrien) est derrière le canal de Mons à Condé, avec la division Fergusson à gauche, et la division Hamilton à droite ; le i«r corps (Douglas
Haig) est entre Mons et Peissant avec la division Monro à gauche et la division Lomax à droite. Le maréchal French croit à la présence d'un ou deux corps allemands.
Calme jusque midi. A ce moment, l'ennemi, qui commence à déboucher, canonne tout le front, et surtout, vers 3 heures, les positions du i^r corps sur Bray et Binche ; à l'Ouest de Mons, il tente de franchir le canal ; la division Hamilton à Mons est attaquée vigoureusement par le III^ corps allemand. A. droite, le VII^ corps enlève Binche au i^^ corps anglais, le général Douglas Haig affirme qu'il contiendra énergiquement l'ennemi (IX^ corps) au nord-est de Bougnies, cependant que le général Smith Dorrien, qui subit une pression moindre (IV« corps allemand seul) croit le succès acquis.
Armée d'Amade. — Suspendant un instant le récit des combats de Mons, il faut, pour compléter le tableau de ces trois journées de bataille, dire quelques mots de la situation de l'armée d'Amade, créée depuis le i6 août pour former barrage de Dunkerque à Maubeuge. Elle s'installe effectivement dans la région à partir du 20 : la 84^ division territoriale est entre la Sambre et la Scarpe, la 82^ division entre la Scarpe et la Lys ; la place de Lille s'organise, la 81^ division est entre la Lys et la mer.
Le 22 août, la 84^ division s'est repliée sur Valenciennes, cédant la place aux Anglais.
Le 23, la 88® division débarque à Arras et se porte sur Cysoing ; à 13 heures, la 82® division est attaquée et replie ses avant-postes sur Cysoing-Mouchin ; cependant le corps de cavalerie allemand (von Marwitz) et les avant-gardes de l'armée von Kluck se