‹ L'énigme de CharleroiChapitre 5 sur 53 · I .V„A.S!i " r. ° Birman · texte numérisé non relu

I .V„A.S!i " r. ° Birman

Ousseldopf

BATAILLE DES FRONTIERES. Positions le 21Aoùll9IV '^Alliés ^ Allemands

pris n'en sont que plus solennels ; notre coopération n'en sera que plus étroite ; elle se poursuivra avec une extrême énergie. La situation en Belgique reste sensiblement la même ; le mouvement des forces allemandes continue vers l'Ouest, précédé par des forces de cavalerie éclairant dans les directions de Gand d'une part, de la frontière française d'autre part. L'armée belge est prête dans le camp retranché d'Anvers.

« La retraite de l'armée belge sous le canon d'Anvers est une opération prévue qui ne porte aucune atteinte à sa valeur ni à son incontestable puissance. Lorsque le moment en sera venu, l'armée belge se trouvera aux côtés de l'armée française, à laquelle les circonstances l'ont étroitement et fraternellement unie. »

Ces lignes répondent au mouvement de l'opinion qui ne pouvait se faire à l'idée que la Belgique ne serait pas défendue. L'occupation de Bruxelles par les Allemands avait été une surprise pour le public français qui en était resté à la belle résistance de Liège ; l'arrivée des premières populations belges en fuite l'émut ; il s'inquiéta quand il apprit que l'armée belge s'était repliée sous le canon d'Anvers. A la question que l'on se posait universellement de savoir ce que devenaient les armées alliées, le « communiqué » répond. Et, en même temps, il indique les faits nouveaux, bien différents de ce que le public attend : non seulement la Belgique est envahie, mais la région de Gand et la frontière française sont insultées par la cavalerie ennemie. Où sont donc nos troupes? Que fait notre propre armée ?

Dès le 22, le bruit s'était répandu dans Paris, — et Paris-Midi le confirmait, — qu'une formidable bataille était engagée entre Mons et Charleroi. Bientôt la rumeur circule « que nos armées n'ont pu enrayer

Page 1