OPINION DES NEUTRES
jgpur de la bataille, ils se sont trouvés en ordre compact,
Jors que les adversaires étaient divisés. Toutefois, les
iifiérentes armées allemandes ne sont peut-être pas
icore suffisamment fortes pour accomplir la tâche qui
. jur incombe, puisque, malgré une excellente impulsion,
—.gç^lles n'ont nullement réussi à écraser l'ennemi et ont
^jic^même failli être arrêtées par lui. (C'est la seule restric-
:on que !a sympathie se permette.) ^^ ï 2° Les Belges, les Anglais et les Français n'ont pas jjlyjpu, après vingt -cinq jours de guerre, réunir les différents jj,commandements en un commandement unique et coor- ^jdonner entre eux les mouvements. Chacun a combattu jvaillamment, mais pour son propre compte ; les Belges jlj^d'abord et seuls ; les Anglais, à l'endroit où ils s'étaient . portés après le débarquement ; les Français, en des endroits ■nprévus, imposés par la nécessité du moment, ^g i( 3° Les Français n'ont pas cru, jusqu'à il y a très peu de jours, à la gravité de la menace allemande en Belgique... Il est difficile de penser que l'action, plutôt décousue et limitée, confiée aux armées françaises, e samedi et dimanche, ait été le fruit d'une étude longue et réfléchie.
ijjlg^ « 4" La valeur déployée par les troupes alliées dans 1 l'action ludique a, d'une façon ou d'une autre, diminué , ^les défauts de la conception stratégique. »
Nous allons voir qu'un jugement tout différent et. lalnjusqu'à un certain point, inverse, eût dû se dégager • ( n d'une appréciation renseignée sur les combats de la Sambre. Mais l'impression générale est telle que ce serait une sorte de paradoxe de discuter et d'analyser •,1J les circonstances et les modalités du succès. L'Allemagne s'est fait, de ce jour, une certitude de la victoire finale qvii a rayonné d'elle sur le monde.
De cette conviction elle vivra, en quelque sorte, pendant des mois et des années. Tant les débuts
Giti,
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emprunte au Times ce tableau des phalanges mandes se jetant, irrésistibles, au combat :
« Les commandants allemands portaient leurs trki en avant, comme si elles avaient une inépuisablano vision de bravoure. Les soldats vont au combat eijec tions profondes fortement ramassées, en rangs se ils ne se préoccupent pas de chercher des abris ; ilsb chent droit devant eux, à l'assaut, dès que l'artilltle ; ouvert le feu. Que les ennemis soient à découvert oup une région vallonnée ou boisée, peu importe. Ils p qu'un mot d'ordre : En avant, toujours en avant ! iar tillerie ennemie fauche des lignes entières ; souvei i ne reste plus que des cadres. Bientôt, les brèches tn comblées, le corps est reconstitué et il avance sur dfjti de cadavres. La semaine dernière (bataille de Mons)Hi puissance numérique était telle qu'on ne pouvaitja plus les arrêter que les flots de la mer. »
Chez les neutres. — Si l'impression est telle k l'ennemi, que sera-t-elle chez les neutres ? ^
Les meilleurs sont ébranlés : ils cherchentk raisons de ces succès incontestables, analysent, ctD parent la qualité des armées, le mérite des chefs. 41; ils sèment, sans le vouloir, un doute de plus dansK prit des peuples alliés, au moment où ceux-ci aurai besoin de tout leur sang-froid, de toute leur ji fiance.
« Les observations principales que l'on peut ij tirer de la bataille, écrit un Italien, le sage Angelo Cii sont les suivantes :
0 jo Les Allemands ont, au point de vue stratégn atteint leur but. Ils ont pénétré entre les trois alliés I ont en partie battus, en partie séparés, de sorte qu^