LE PRINCIPE DU MONDE EST UN IÇ
dire qu'on peut douter* de la raison, comme de l'expérience, conmie de tout. On pourrait ainsi arriver au scepticisme absolu, mais le s(^epticisme absolu n'existe pas. Il n'y a personne, sauf les fous, qui n'ait assez coniiance en sa raison pour se conduire, dans le monde de la matière, et même jusqu'à un certain point dans le monde de l'esprit, comme un être a raisonnable ». Nous admettrons donc que la pensée humaine a raison de vouloir comprendre l'univers et trouver son principe, le principe absolu, le seul principe.
Il est vrai, dit Secrétan, qu'on s'est quelquefois demandé sll ne faudrait pas admettre deux principes, l'un bon et l'autre mauvais. Mais la raison nous pousse invinciblement à poser un premier principe, et ce besoin est tel que si vous iniaginez que l'on en pose deux, la raison humaine, tant qu'elle vivra, cherchera l'unité de ces deux principes. Elle voudra les penser en mèuie temps, concevoir leur rapport, et par conséquent chercher un piincipe supérieur qui, les expliquant tous deux, serait par suite le seul et véritable principe de tout.
Là-dessus, je l'ai dit, Secrétan ne s'arrête pas