‹ L'énigme du monde et sa solution selon Charles SecrétanChapitre 29 sur 124 · LE BIEN ET LE MAL · texte numérisé non relu

LE BIEN ET LE MAL

de lui-même, à une parcelle de sa propre liberté. La créature, en aimant Dieu, en faisant librement la volonté de Dieu, répare en quelque sorte la déchirure ; elle rétablit la toutepuissance et l'absolue liberté de Dieu ; on peut dire que « Dieu s'est enrichi, s'étant donné la seule chose qui possède une valeur réelle. Lui, qui de son essence est tout, consent à n'être pas tout, pour le redevenir par le l'ait de la

créature. »

Nous avons dit que la volonté de Dieu, antérieure à celle de la créature, plaçait devant elle le bien et le mal. Il ne s'agit point là de décrets arbitraires. Le bien et le mal résultent nécessairement de la situation réciproque de Dieu et de sa créatnre. Le bien est l'union de la volonté créée et de la volonté divine. Le mal est la séparation de la volonté créée et de la volonté divine. Le bien consiste à se vouloir comme créature, à se vouloir en Dieu, en un mot à aimer Dieu. Le mal consiste à se vouloir dans un sens exclusif et absolu. L'essence du mal est donc l'égoïsme, la recherche de soi-même.

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