‹ L'énigme du monde et sa solution selon Charles SecrétanChapitre 67 sur 124 · EST IMMORTEL II · texte numérisé non relu

EST IMMORTEL II

directement la question de savoir si l'éternité est un caractère de la réalité, en d'autres termes si la réalité est supérieure au temps, il faudrait d'abord comprendre ce qu'est le temps. Mais hélas, de tous les sujets ardus et inaccessibles, le plus ardu, le plus revêche, c'est le temps. Cependant nous l'avons effleuré quelquefois, nous avons entrevu quelques côtés par où l'on pourrait essayer de gravir cette cime.

» L'idée de temps prise dans son abstraction est une idée contradictoire, car c'est lidée de la production infinie du néant. Le temps est une succession d'instants et l'instant n'est rien ;... Il suit de là que le temps n'est rien en lui-même ; il n'y a de temps que dans l'être » qui le produit sans cesse et paraît le remplir, ce Le côté positif de l'idée du temps est la permanence de l'être ou la durée, c'est-à-dire l'énergique affirmation, la sérieuse affirmation de l'être. Affirmer que l'être est, l'affirmer sans se reprendre ni se contredire, c'est dire : il a été, il sera, il est éternellement tout entier ; il est éternellement identique. L'être est le même hier, aujourd'hui et demain;... L'absolue simultanéité de l'être engloutit toutes les différences ; elle confond la pensée et nous écrase.

» Le temps suppose une succession réelle, c'està-dire la diversité dans l'être, et les différences,

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