‹ L'énigme du monde et sa solution selon Charles SecrétanChapitre 69 sur 124 · LE VRAI NE MEURT POINT · texte numérisé non relu

LE VRAI NE MEURT POINT

comme le produit d'un double acte spirituel, d'un concours de volontés, d'une prière et d'un exaucement ; nous reconnaissons en lui le fruit de l'humanité déchue, mais divine encore, et du Dieu libérateur. Dans l'accomplissement de l'histoire et du temps où nous voyons l'humanité réunie à Dieu, vivant en Dieu de la vie de Dieu, nous l'y trouvons avec tous ses actes, avec tous ses fruits, avec tous les rejetons issus de sa racine. Les êtres individuels durent éternellement dans la volonté, dans la pensée, dans l'éternelle dilection de Dieu. Ils sont immortels parce que leur création est un acte spirituel et que, de leur essence, les modifications et les actes de l'esprit ne sont pas transitifs, mais persistants ; l'apparence contraire naît des conditions de la nature sensible que notre esprit subit ici-bas. Si l'esprit fini réalisait son idéal, il imprimerait à ses œuvres le sceau de l'immortalité : c'est là sa tendance manifeste ; à plus forte raison reconnaîtrons-nous ce cachet dans les œuvres de l'esprit infini. Les individus sont donc immortels parce que l'esprit est impérissable. Ils sont immortels parce que Dieu les veut et que la volonté de Dieu est immuable ; ils sont immortels parce qu'ils sont. Ce qui périt n'a jamais été ; la mort n'est qu'une ombre, le temps n'est qu'un rêve, le vrai ne meurt point. »

Page 1