‹ L'énigme du monde et sa solution selon Charles SecrétanChapitre 86 sur 124 · JE VEUX QUE NOUS SOYONS · texte numérisé non relu

JE VEUX QUE NOUS SOYONS

ainsi l'unité règne dans la conscience. Et cette unité elle-même est voulue, car ils s'aiment les uns les autres, et chacun, se sentant aimé de tous, se trouve complété par tous. Telle est l'unité véritable, l'unité libre, l'unité parfaite. Tout être est un, comme tout être est en Dieu ; mais ce ne sont là que les conditions abstraites de l'existence en général. L'être libre doit être tout ce qu'il est par sa liberté. Il doit être en Dieu par sa liberté :

or Tu AIMERAS LE SeIGNEUR TON DiEU DE TOUT TON CŒUR, DE TOUTE TON AME ET DE TOUTE TA PENSÉE. »

Il doit être un par sa liberté : a Tu aimeras ton PROCHAIN COMME TOI-MEME. » Le Sommaire de la loi est aussi le sommaire de la philosophie.

» Je veux que nous soyons : telle est l'admirable formule de l'idée morale proposée par M. Léon Brothier dans la Morale indépendante (19 septembre 1869). Cette affirmation de la conscience contient en principe la société parfaite, l'organisme absolu. Cet organisme de liberté ne subsiste que par la volonté de ses organes et n'en est que plus fort pour cela. L'énergie avec laquelle chaque membre tend à vouloir le tout en vertu de sa propre constitution morale étant multipliée par la conscience d'être voulu lui-même de tous les autres, tend à s'accroître constamment, et le

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