PS
AALPNEL a ————————— —
vos parents n'apprendront la vérité—au Maroc, par exemple, au Siam...
PIERRE. (s'arrêtant soudain.)
Mais docteur, ceux qui cherchent ne voudront jamais
croire que c'est vous le coupable... Mais r'gardez-vous
donc !...Vous êtes en robe de chambre, en pantouffles. . On dirait qu'vous sortez du bain, tandis qu'lui. . .r’gardezle, lui! Et puis, vous n'êtes pas blessé, vous...
JACQUES (après un silence.)
Va trouver ces chercheurs et retiens-les encore quelques minutes. ..va...Pour “Elle”, Pierre... (Pierre sort. À Armand qui s'est assis, la tête basse) Et vous, prenez cet habit, ce chapeau. . . (lui aidant.) Bien !... Et maintenant voici la fenêtre : sautez ! Il n’y a personne en bas... Vous trouverez dans l'écurie mon cheval : sellezle et sauvez-vous. . . Mais allez donc !
ARMAND (écrasé par celte générosité.) Docteur !...
JACQUES
Vous règlerez vos comptes avec votre conscience, Armand. . .plus tard...quand vous aurez sauvé votre famille du déshonneur. . . Allons, sautez !...Mais, sautez donc ! Faudra-t-il que je vous y aide ?
ARMAND (enjambant la fenêtre.)
Bien !...au revoir, docteur... au revoir... (il saute. )
JACQUES (avec un cri.)
Aline est sauvée !. . . (silence. ) Et maintenant à l’oeuvre ! (Vivement il ôle sa robe de chambre, passe un vieil habit auquel il déchire la manche, enveloppe un revolver dans un linge épais qu'il colle à son bras, et fait feu.). Tonnerre ! (il jette l'arme sur son bureau, se fait un pansement hâtif, puis, avec effort, il se dirige vers la porte qu'il ouvre en appelant.) olà ! que veut dire tout ce bruit ? (Silence, puis on entend la voix de Pierre.)
PIERRE (dans la coulisse.) Bon ! vous avez réveillé l'docteur ! Tas d'braillards !
JACQUES (dans le cadre de la porte.) Que me veut-on ?
UNE VOIX (au dehors.)
Ah ! vous êtes là, m'sieu l'docteur ? Ben, on voudrait vous voir. . . vous parler. . . .
JACQUES
Me parler ? Vous êtes bien nombreux, ce me semble
...(à part.) Gagnons du temps. (Haut) Combien êtes-
vous ?