Proverbes, v
L’HISTOIRE
regard sérieux et doux, avec des sourires comme ses lèvres en savent avoir.
Considérez la mère, cette mère que rien dans le respect des enfants, que rien dans la royauté de l’intérieur ne sépare du père; qui est honorée ainsi que lui, obéie ainsi que lui, qui est mère en Israël!
Enfin voici le mariage, le voici tel qu’il rayonnait dans son éclatante beauté, au paradis de Dieu! Il s’altérera plus tard, toutefois il nous est apparu jeune, saint, idéal. Et qui donc nous l’a dévoilé dans sa fraîcheur première? Qui nous l’a révélé dans ses droits souverains : « L’homme quittera son père et sa mère pour se joindre à sa femme » *? Qui nous l’a fait connaître dans sa suprême unité : « Ils seront une seule chair » â ? Qui donc a écrit cette loi du nouveau marié , touchante jusqu’à l’émotion, si parfumée «l’amour qu’on croirait entendre le doux murmure «le la tourterelle? Durant toute une année, le nouveau marié n’ira point à la guerre, on ne mettra point de charge sur lui; durant toute une année, il ne connaîtra ni la rudesse des jougs ni la pesanteur des faix qui écrasent la vie, « afin, déclare la parole de Dieu, qu’il soit en joie à la femme qu’il a prise » 5 ! Qui «lonc, dites-moi, nous a montré le mariage si austère