‹ L'ennemi de la familleChapitre 16 sur 67 · L’ÉVANGILE · texte numérisé non relu

L’ÉVANGILE

quelque sorte la floraison pleinière, vous ne trouvez rien avant. Après l’Évangile, dès qu’elle s’en détache ou qu’elle le laisse obscurcir, l’humanité descend ; elle descend partout et toujours.

Ce que l’Ancien Testament légalisait, l’Évangile le l’ait vivre. Il y a en lui un levain, levain d’amour, qui réchauffé le cœur et lui communique la fécondité.

Ce que l’Ancien Testament constatait, les écarts dont il lui fallait tenir compte — car jamais une loi ne régénérera un cœur, — l’Évangile : Christ créa- . leur qui donne la nouvelle naissance, Christ crucifié qui enseigne la suprême pureté, Christ ne le supporte plus *.

Vous ne trouverez dans l’organisation de la société chrétienne, j’entends celle qui émane directement du Christ — l’Église apostolique, — ni un vestige de polygamie, ni un reste de divorce. Jésus a dit, avec son autorité : « Tout homme qui épouse une répudiée commet adultère. Quiconque laissera sa femme et se marie à une autre commet adultère » *.

1. Le Saint-Esprit convertissait les âmes sous l’ancienne Alliance comme sous la nouvelle, cela va bien sans dire. Nul ne peut croire sans son action ; l’ancienne Alliance avait ses croyants, Dieu merci. Toutefois la loi qui mène au Sauveur n’est pas le Sauveur. C’est au Sauveur, au Sacrificateur, au Vainqueur seul qu’il appartenait de dire : Je suis la vie ! C’est lui qui devait en quelque sorte embraser le monde sous l’ardente haleine du Saint-Esprit.

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