‹ L'ennemi de la familleChapitre 26 sur 67 · LA RÉFORME · texte numérisé non relu

LA RÉFORME

La répudiation, rouverte de voiles hypocrites, soumise au bon plaisir du Vicaire de Jésus-Christ, s’est exercée quand et comme il a voulu. Plus d’une fois l’Église romaine a vu, sans sourciller, un de ses enfants prendre cl garder successivement deux femmes, sous prétexte d’annulation de ce qui ne saurait s’annuler!

Je ne veux pas amoindrir les torts des Réformateurs; je veux rendre à César ce qui appartient à César.

Quoi qu’il en soit, le péché des Réformateurs ne doit pas rester notre péché. Nous ne sommes pas les disciples des Réformateurs, nous sommes les disciples de Jésus-Christ. Poursuivons le divorce, abolissons-le, nettoyons-nous de cette souillure; achevons l’œuvre de notre maître; reconquérons le mariage comme Dieu l’a créé; ressaisissons la famille telle qu’il nous l’a donnée, si simple et si belle que jamais — l’histoire en témoigne — l’homme n’a consenti à s’y tenir.

Jamais les Réformateurs (pii ont, à part le divorce, restauré la famille, ne se sont doutés de l’excellence de leur travail. Si Dieu les avait laissés faire, ils auraient gâté l’ouvrage, — ce n’est pas la première fois que l’œuvre est plus grande que l’ouvrier, — mais Dieu ne les a pas laissés faire.

La puissance de la Réforme éclate en ceci, que les Réformateurs ne sont pas parvenus à l’ empêcher de

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