L’CEL’VRE DE DIEU, L’OEUVRE DE L’HOMME
désignée au courroux de l’Éternal : « La femme que tu m’as donnée ! 1 »
Dès lors les ténèbres se font. La famille, cette bénédiction du paradis, va tristement éclore sur une terre maudite. Le frère égorge le frère. Lu race de Caïn, qui a détruit la vie, détruit le mariage : Lémec prend deux femmes. La soif du sang s’allume : « Femmes de Lémec, entendez ma voix, écoulez ma parole : je tuerai un homme, moi étant blessé; même un jeune homme, moi étant meurtri*. » Toutes les corruptions se déchaînent, toutes les infamies jaillissent du cœur, toutes les perversités y trouvent accès; il y a, dans ce monde antédiluvien, comme de gigantesques végétations de turpitudes, il y a comme une monstrueuse fécondité pour le mal ; la terre en est si souillée, que les eaux débondées du grand abîme pourront seules emporter ces fanges et balayer ce globe pourri. Mais laissez (aire les compassions divines ; laissez le Rédempteur clouer avec la sentence le péché sur la croix; laissez le Victorieux descendre au lieu invisible pour y terrasser la mort ; laissez le Réparateur des brèches, maître dans le royaume du destructeur, lui arracher les tendresses humaines; qu’à la face du jour, sous tous les cieux, où qu’il y ait un homme, Jésus en dispute le cœur à*la révolte,