‹ L'ennemi de la familleChapitre 46 sur 67 · I Timothée, m · texte numérisé non relu

I Timothée, m

LE SOCIALISME

mari et la femme un partage de devoirs et de consécration.

Quant à Phœbé, la diaconesse de Cenchrée, étaitelle mariée, veuve ou célibataire, l'Écriture ne le disant pas, nul n’en sait rien. Elle avait secouru Paul, d’au très fidèles, ai nsi que le faisaient PriscilleetAquilas, dont le nom revientconstamment et qu’on retrouve en tous lieux, tandis que Phœbé paraît une seule fois, traversant d’un pas rapide le sentier que parcourent les envoyés du Seigneur. Rattacher à sa personne une idée de célibat, c’est imaginer purement et simplement une fable que rien ne justifie et qui pose en l’air.

Mais les veuves?

Les veuves, dont on a voulu faire une phalange sacrée, séparée de la famille, vivant d’une existence quasi monastique, auraient été bien étonnées du cadre tout de fantaisie où les place l’esprit socialiste, sous prétexte de sainteté. On s’est efforcé de découvrir en elles un corps constitué pour le service de l’Eglise. Il suffît d’ouvrir la Première Épître à Timothée — seul endroit de la Parole de Dieu, avec un mot des Actes où les veuves soient mentionnées — pour voir que si elles figurent dans l’organisation de l’Église, c’est à titre d’assistées, rien de plus, rien de moins.

Les Grecs, raconte saint Luc, ayant murmuré de ce qu’on négligeait leurs veuves, l’assemblée nomma sept diacres, sept hommes pleins d’esprit et de sagesse,

qu'elle chargea spécialement du service des indigents *. — Le livre des Actes ne contient pas un mot de plus sur les veuves.

Voici ce que disent les Kpîtres de Paul. Paul veut que les enfants et petits enfants des veuves âgées restent «chargésd’elles, apprenant premièrement à exercer leur piété « envers leur propre maison, et à rendre à leurs parents ce qu’ils en ont reçu 1 2 ; il veut que si quelque fidèle a des veuves, il les assiste et que l’Église n’en soit point chargée, afin qu’elle assiste celles qui . sont réellement veuves 3 ». La veuve, pour être enregistrée, c’est-à-dire admise au secours, ne doit pas compter moins de soixante ans; elle doit se trouver, nous venons de le voir, sans secours et sans appui, ayant acquis un bon témoignage quant à sa vie passée : « mais refuse, poursuit saint Paul, les veuves plus jeunes, car lorsque par goût pour les voluptés elles se sont élevées contre le Christ, elles veuleitt se marier, étant sous un jugement parce qu’elles ont annulé leur première foi , et- en même temps étant oisives, elles vont de maison en maison, et non-seulement oisives, mais encore causeuses et curieuses, elles apprennent à parler de choses malséantes, etc. 4 »

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