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à nous avertir du fait : « Non pas le Seigneur — dit Paul, — mais moi! Le Seigneur, et non pas moi! Je n’ai pas de commandement du Seigneur ! » — Mis en garde par l’apôtre lui-même, si nous tombons dans l’erreur, c’est que nous le voulons bien.
Cet endroit, circonscrit, délimité, le seul qui soit ainsi mis à part dans les Écrit ures, avec une enclave pour séparer la parole humaine de la parole divine, avec ( une ligne de démarcation pour empêcher la sagesse d’en bas de se confondre avec la sagesse d’en haut, cet endroit est le seul qui renferme, contrairement à la Bible entière, une doctrine qui a égaré les consciences et corrompu l’Église de Christ: la doctrine du célibat sacré.
Tous ceux qui, depuis saint Paul, ont appelé le mariage une condescendance aux faiblesses humaines, une concession accordée à la chair, une misère qu’effacera l’éternité; tous ceux-là se sont appuyés sur la parole que Paul a prononcée de son chef, en dehors de l’inspiration de Dieu.
N’atténuons rien.
« Il vaut mieux se marier que de brûler ! » tel est le langage de Paul.
« Celui qui ne se marie pas s’inquiète des choses
du Seigneur pour plaire au Seigneur ! » — En êtes-
vous bien sûr, Paul? N’avez-vous pas vu maint célibataire, je dis parmi les plus chrétiens, s’inquiéter
LE SOCIALISME
des choses qui le regardent, lui; chercher à se complaire à lui ; se préoccuper très-particulièrement de sa propre personne, et faire ainsi de Pégoïsme sans le savoir?
« Celui qui se marie s’inquiète des choses du monde
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pour plaire à sa femme !» — En êtes-vous bien sûr,
Paul? N’avez-vous pas vu, tout au contraire, les époux s’encourager mutuellement au devoir, à la lutte, au renoncement, et donner l’exemple des sacrifices, ctsceller leur union par le martyre chrétien? Ne vous souvient-il plus d’Aquilas et de Priscille, ni de tant d’autres témoins mariés, qui ont trouvé dans l’amour selon l’Évangile un puissant motif d’aimer Dieu davantage, une ardeur de le mieux servir?
« Celui qui marie sa fille fait bien, celui qui ne la marie pas fait mieux 1 ». — En êtes-vous bien sûr, Paul? Ne vous souvient-il plus de cette déclaration : « Dieu fil l’homme mâle et femelle. » Et de cette autre : « Dieu n’en a fait qu’un !» Et de cette autre : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul! » Et de cette autre : « Deux valent mieux qu’un! »
Les thèses de Paul sont énormes ; elles renversent les affirmations de Dieu, celles de Christ, celles de Paul lui-même : « Le mariage est honorable entre tous! » Elles effacent l’expcrience de l’apôtre, pour