‹ L'ennemi de la familleChapitre 58 sur 67 · GUERRE A LA FAMILLE · texte numérisé non relu

GUERRE A LA FAMILLE

En criant : A bas les (yuans ! en appelant les femmes à la révolte, voici ce qu’on demande en réalité. On demande à renverser, d’une part, l’autorité du chef de famille; d’autre part, le mur qui s’élève entre la femme et la vie publique.

À bas les tyrans! — cela veut dire : à bas la vie de famille, à bas le mariage digne de ce nom, à bas le soin maternel des enfants, à bas la vocation féminine dans son humble beauté cl dans sa grandeur !

La campagne est ouverte contre la famille, car elle est ouverte contre l’Évangile. Il n’en saurait être autrement; qui touche à l’un démolit l’autre.

George Sand et son école, d’autres auteurs dont les écrits empoisonnés pénètrent partout ont préparé

le soulèvement actuel. Des livres malsains ont troublé

DEUXIÈME APPENDICE

les idées. Bien des esprits se sont demandé si le mariage tel quel n’est pas une tyrannie, s’il n’y a pas à en briser le joug, si une réforme radicale de la famille, si une absolue émancipation de la femme ne font point partie du programme de l’avenir. Rien de funeste comme ces vagues rêveries qu’on ne peut attaquer en face, précisément parce qu’elles n’ont pas pris corps. Je ne connais guère de parole plus dangereuse que celle-ci : 11 y a quelque chose à faire ! — Quelque chose! non point ce que demandent ces gens-là, Dieu nous en préserve! mais quelque chose.

D’autres, les esprits logiques, allant jusqu’au bout de leur pensée, arrivent à la suppression du mariage. C’est brutal, mais c’est non moins logique que brutal. En effet, si la femme devient un homme, il ne saurait y avoir ni mariage ni famille. On fera bien d’inventer autre chose et d’établir sur une base nouvelle, base ignoble, absurde, impossible, les relations de l’homme et de la femme, des parents et des enfants. Du jour où la femme appartiendra plus ou moins à la vie publique, elle cessera d’être l’épouse et la mère de famille que nous connaissons, elle descendra de son piédestal, elle mutilera sa vocation loin de l’agrandir.

Mêlée aux luttes politiques, occupée de meetings et d’élections, nous pourrons voir en elle un camarade, et encore! nous ne verrons plus la souveraine aimable

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