‹ L'ennemi de la familleChapitre 9 sur 67 · Deutéronome, xviii · texte numérisé non relu

Deutéronome, xviii

LES JUIFS

lérer le divorce en supprimant les secondes noces, c’est établir la séparation, purement et simplement.

L’immoralité du divorce consiste en ceci : que les divorcés sont libres de se remarier. L’immoralité de la séparation consisterait en ceci : que des facilités d’abandon mutuel seraient accordées aux deux époux.

Or la loi défend positivement le second mariage après le divorce.

Or la loi n’admet qu’un cas de séparation : l’infidélité.

« Quand quelqu’un aura pris une femme et se sera marié avec elle, s’il arrive qu’elle ne trouve point grâce devant ses yeux, à cause qu’il aura trouvé en elle quelque chose de malhonnête , il lui donnera par écrit la lettre de divorce; et la lui ayant mise entre les mains, il la renverra hors de sa maison. Et quand elle sera sortie de sa maison, et que s’en étant allée elle se sera mariée à un autre mari; si ce dernier mari la prend en haine et lui donne par écrit la lettre de divorce et la lui met en main et la renvoie de sa maison ‘, ou que ce dernier mari qui l’avait prise pour femme meure; alors son premier mari, qui

1. Il ne s’agit pas dans ce second cas d’un règlement, puisque ce cas est une désobéissance et qu’on ne réglemente pas une désobéissance; il s’agit de la constatation d'un fait qui va jouer son rôle dans l’énoncé de la loi.

L’HISTOIRE

l’avait renvoyée, ne pourra point la reprendre pour sa femme, après avoir été cause qu'elle s’est souillée ; car c'est une abomination devant V Éternel. Ainsi, tu ne chargeras point de péché le pays que ton Dieu te donne en héritage *. »

Notez-le bien; loin de favoriser la rupture, même dans un cas légitime — « parce qu’il aura trouvé quelque chose de malhonnête en elle », — le législateur inspiré • déclare que le mari, offensé ou non, devient, lorsqu’il renvoie sa femme, cause de cette souillure pire que la première : le second mariage de la femme mariée, une abomination devant l’Ëternel, une charge de péché qu’il ne faut sous aucun prétexte faire peser sur le pays * !

Le chapitre xxn du même livre, plus explicite ehcore, condamne le mari qui aurait injustement accusé et renvoyé sa femme à la reprendre, à la garder malgré sa haine ; et les anciens de la ville châtieront cet homme-là.

Vous avez ici tous les textes de la législation sur le divorce; il n’en existe pas d’autres; je les ai mis sous vos yeux dans leur intégrité s .

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