‹ L'ennemi! l'ennemi! [microforme]Chapitre 5 sur 10 · PURE · texte numérisé non relu

PURE

“ sujettes à étre exercées ou à faire le service en temps “ de paix. 18 V..c. 77,8. 25.” Ce qui veut dire, en dépouillant cette fameuse phrase de son manteau officiel : “ Nous aurons du Génie, mais il ne nous en coû- “ tera rien pour le mettre à la hauteur de sa position “ de corps savant dans l’armée. Que la guerre vienne! Nous le lancerons où l’on en aura besoin, sans voir gl ne sera pas plutôt nuisible par son ignorance des notions les nié élémentaires de son art, ou bien s’il pourra se rendre utile par sa science. N'importe, “ en avant! Nous voulons avoir du Génie, et nous “ en aurons quoiqu’on en dise. ”

N'est-ce pas là raisonner comme un enfant gâté, à qui l’on a donné l'habitude de voir ses moindres désirs satisfaits ?

En effet, la loi dit que dans chaque district militaire il pourra y avoir une compagnie de Génie, et sur dixneuf districts militaires, qui par conséquent devraient fournir dix-neuf compagnies d'ingénieurs, nous n’en avons que quatre ou cinq dans les deux Canadas; encore n’en portent-elles que le nom. La raison en est bien simple ; on ne peut forcer les ingénieurs volontaires à assister aux lectures que pourraient leur donner leurs officiers, puisque la loi qui autorise leur formation défend, par la mème clause, de ne rien exiger d’eux en temps de paix.

Mais nos législateurs militaires, ignoraient donc la portée de l’arme qu'ils voulaient intercaller dans la force active? Ne savaient-ils pas qu’en Angleterre, il n’y a que des savants qui aient le droit de commander dans ce corps ; et que les simples soldats même, doivent posséder des notions assez étendues sur les sciences et sur les arts? Non; et cependant, avec un peu d’habileté, on aurait réussi à former de magnifiques compagnies d'ingénieurs volontaires ; nous avions pour cela d’excellents matériaux sous la main, en choisissant des hommes et des officiers parmi nos ingénieurs civils, nos architectes, nos mécaniciens et nos arpenteurs. Mais pour réussir, la loi aurait dû obliger les officiers de donner à leurs subordonnés des cours élémentaires sur les Fortifications passagères et permanentes, sur l’Artillerie, les Siéges, les Opérations de

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