‹ L'ennemi! l'ennemi! [microforme]Chapitre 6 sur 10 · ES · texte numérisé non relu

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siége, le Dessin Linéaire, la Mécanique, la Géométrie ; etc., etc., etc. ainsi qu’un aperçu simple mais précis de l’art du Sapeur et du Mineur.

Quand veut-on inculquer tontes ces choses, qui demandent une application si assidue de la part de ceux qui donnent, comme de la part de ceux qui reçoivent, ct sans lesquelles on ne peut former de bons ingénieurs militaires ? Sera-ce quand l’ennemi nous mitraillera à la frontière, que l’on commencera à comprendre les immenses services qu’auraient pu nous rendre un corps de génie, à qui la Géographie et la Topographie du pays, n'auraient été qu’un jeu, si l’on avait profité de la paix, pour les en instruir'e ?

Quelque chose qui prouve encore combien peu d'expérience militaire possédaient ceux qui ont organisé la loi de milice, telle qu’elle existe aujourd’hui, c’est le manque absolue de corps d'Infanterie de Marine dans le Bas-Canada.

Il est vrai que le 85ème chapitre des Statuts Refondus, dit: ‘27°, Une compagnie volontaire de ‘ Marine pourra être formée dans les lieux suivants : Kingston, Cobourg, Toronto, Port Stanley, Dunnville, Oakville, Hamilton......18 V.c. 77. s. 28 ;” mais l’on a oublié, qu'en temps de guerre, nos établissements de pêche, sur le Golfe Saint-Laurent, seraient laissés sans défenses. Même il n’est pas besoin d’aller si loin, pour chercher des raisons plausibles, propres à démontrer la nécessité de créer'au plus vite des corps d'Infanterie de Marine dans le Bas-Canada. Que l’on rappelle le Traité de Réciprocité, comme tous les jours ne cessent de le faire sonner à nos oreilles ce gascon de Herald New-yorkais, et il sera certain, que les pècheurs du golfe, recevront de temps à autre de leurs chers voisins, des accolades qui ne seront pas de ces plus fraternelles.

Alors, un détachement d’Infanterie de Marine, jeté à bord des steamers provinciaux, ne contribueraient-

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ils pas de beaucoup, à faire rentrer la tête de la tortue dans sa carapace ?

Il est vrai que les lacs du Haut-Canada, l'Ontario surtout, sont Es points stratégiques importants, qu’il faudrait défendre coûte que coûte; mais le golfe a our lui aussi, des avantages si considérables, que Pouniotit, une fois maitre de son entrée, pourrait pousser en avant jusqu'à Québec, sans rencontrer des obstacles sérieux ; ct Québec, on le sait, cest le cœur du Bas-Canada.

Cela ne vous saute t-il pas aux yeux ?

Cependant si vous jetez la vue, sur la liste des volontaires du Bas-Canada, non seulement vous n'y trouverez pas de corps d'Infanterie de Marine, mais encore vous verrez qu'il n’existe pas une seule compagnie militaire depuis la Baie des Chaleurs, jusqu’à Notre Dame de Lévis.

Mais ce n’est pas le temps de discuter iei les avan-

tages importants que les Bas-Canadiens pourraient “# €

retirer de la formation de corps de Marine. Je me contenterai pour le présent de signaler cette grave défectuosité à l’attention du gouvernement et de mes lecteurs ; plus tard, je me réserverai le droit de traiter ce sujet plus longuement dans une autre brochure.

Il est temps de reprendre le fil de nos investigations sur les vices constitutionnels de la force active.

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