‹ L'ennemi! l'ennemi! [microforme]Chapitre 8 sur 10 · PRET PES ET VITE · texte numérisé non relu

PRET PES ET VITE

relâche à défendre ses foyers, si l’ennemi Ctait assez fort pour y pénétrer.

Eh bien! ce projet de réorganisation de la forec sédentaire pouvant nous donner une bonne armée coloniale, et joignant l'utilité à l’économie, puisque les dépenses seraient les mêmes que celles que l’on fait maintenant, ne serait-il pas applicable à l’état de chose actuelle? Je laisse au bon sens de la Législature et du publie, liberté de réponse. |

Une chose qui mérite l’attention spéciale du gouvernement, c’est le choix des officiers que l’on doit mettre à la tête de cette armée coloniale. “ Quiconqne com- “ mande, a dit le général Le Couturier (*) participe en “ quelque sorte à l’autorité souveraine. La déso- “ béissance n’est pas graduée sur la qualité particu- “ lière de celui qui commande; elle est toujours ‘ également criminelle aux yeux de la loi, quelque “ soit le supérieur dont elle méconnait l’empire.” Conséquemment tout commandant doit bien peser les ordres qu’il donne, car il doit savoir qu’un commandement mal donné, ou mal compris, peut coûter la vie à des centaines d'individus. Pour bien faire, il faudrait qu'un officier de milice, possédât les langues françaises et anglaises, quelques notions sur les mathématiques, et un répertoire d'idées assez fourni, pour être capable, en campagne, de faire un bon rapport. Sans cel: je nie la possibilité d’avoir une bonne milice, ca un corps sans tête ne peut se mouvoir, et les officiers sont la tête de l’armée.

Ne serait-il pas à propos d’avoir aussi pour nos miliciens, un uniforme national, composé d’une tunique grise d’étoffe du pays à parements rouges, d'un pantalon, d’un képi et d’une capote d’hiver du mème tissu. Il est vrai, qu'a cela, l’on a objecté, que dans un combat, l’ennemi réunirait toutes ses forces, pour écraser nos milices, qu’il pourrait facilement distinguer des troupes régulières ; mais Châteauguay est là, pour nous prouver, qu’à la prochaine bataille, notre armée coloniale, saura donner un glorieux baptème de

(*) Dictionnaire portatif et raisonné des connaissances militaires. Prris, Pierre Blanchard. (1825.)

PR pe

sang à l'uniforme national. D'ailleurs ce mode de vêtir la milice, serait bien plus économique, que si on le faisait avec le drap ronge, et il s’accommoderait bien mieux aux allures des tirailleurs et de l'infanterie légère.

Encore deux mots, et je finis ce long article sur la < nilice sédentaire.

On w’ignore pas que George IV, pour récompenser la milice canadienne des services importants qu’elle avait rendu au gouvernement anglais, lui avait fait le don de plusieurs drapeaux splendides, et lui avait

FA décerné solennellement le surnom de “ Royale.” là Dans l’armée régulière, le simple soldat comme

| l'officier supérieur, attache une grande importance à di ces distinctions honorifiques : et en Canada, personne 1h | encore ne s’est plaint de ce que dans les brevets donnés 1 aux officiers de la milice, on ne faisait mention que de la milice sédentaire.

Pourquoi ne rendrait-on pas à César, ce qui appar- A, tient à César? |

En 1855, dit le Colonel Dunham, (*) l'Angleterre “ retirait presque toutes ses troupes du Canada; mais

a NEED ee

“ “en retour elle fit don à la Province des terres de ‘“ l'Ordonnance, magnifique propriété, comprenant {

“ d'immenses étendues de terroir, situées dans toutes

lu “ les parties du pays, et de l'énorme valeur de 6,000,

‘“ 000 de dollars, à la condition expresse que le ‘ Canada maintiendrait sur pied, une force défensive ‘“ suffisante.

‘“ Le gouvernement provincial, a reçu cette pro- ‘ priété ; mais elle a été appropriée à des fins toutes ‘ différentes de celles que se proposait le gouverne- “ ment anglais. En effet, où sont sitnés, le Palais ‘ Législatif de l’Ottawa, les Prisons de Réforme et

CPP SRE NT

pre SEM AROSRMEAMR

(*) Canada ; is she prepared for war ? Or a few remarks on the state of her d'fenses. By a native Canadian. Toronto, 1861.

+ © an

Re à |

RE ememeernes

Page 1