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L'ENSEIGNEMENT EN FRANCE ET LA FRANC- MAÇONNERIE FRANÇAISE

La Franc-Maçonnerie française s'est tout spécialement appliquée en France à tromper le peuple, à lui montrer le contraire de la vérité et à lui faire désirer et aimer ce qui doit le rendre malheureux et le perdre

La corruption des classes populaires par l'enseignement athée et matérialiste a été le deuxième moyen de destruction de l'ordre social, employé en France par la

(1) Compte rendu off., page Sy.

(2) Compte rendu off., pages 1 et 6.

secte dont les affiliés ont élaboré et proposé toutes les lois sur l'enseignement votées depuis 1876.

Conscients de leur infamie, les Francs-Maçons ont essayé de tromper le peuple, soit en accumulant mensonges sur mensonges au sujet de l'enseignement religieux, comme le F.". Cuénot, vénérable de la Loge « L'Indépendance » de Paris, qui a fait le i3 mai 1882 la déclaration suivante :

/^ « Nous ne voulons pas de cette éducation cléricale où l'enfant apprend à aimer l'Église avant la famille, Rome avant la patrie, la théocratie avant la République, de cette éducation qui fausse l'intelligence, vicie les sentiments, atrophie le cœur et dispose singulièrement le cerveau au fanatisme religieux, la pire des passions (i).»

Soit en accumulant calomnies sur calomnies, comme le F.'. Tiersot, député, qui a déclaré en mars 1875, dans la Loge « La Parfaite Egalité » de Paris, que :

/, « L'instruction doit être laïque et non cléricale. L'esprit clérical est anti-démocratique, anti-national, anti- social, anti- scientifique, anti- humain et antimoral. »

« Il est anti-démocratique parce que pour lui la Société se compose de deux classes, ceux qui commandent et ceux qui obéissent. »

« Il est anti-national, car pour lui l'autorité vient d'une puissance étrangère à l'homme, et la vérité ne peut être vérité que sur le mot d'ordre de Rome. »

« Il est anti-social, car il enseigne des peines perpétuelles qui sont le contraire de l'idée de justice, pivot de toute société. »

« Il est anti-scientifique, parce qu'il s'oppose, en veitu de son origine et de sa doctrine, à tout progrès du savoir de l'homme. »

« Il est anti-humain et anti-moral par ses préférences pour le célibat qui perturbe les natures en les isolant des conditions sociales qui sont la garantie sanitaire des esprits et des corps (2). »

(1) Bulletin de la Grande Loge Symbol., 1882, page 149.

(2) Journal delà Mac. Univ. 1875, page SgS.

D'autres Francs-Maçons ont été chargés de donner le change en présentant la laïcisation de l'enseignement soit comme mesure politique, comme le F.'. Galopin, qui a déclaré en mars i883 dans la Loge « L'Indépendance » que :

*^ (( Pour combattre réellement les préjugés, il ne faut donner aucune éducation religieuse que ce soit aux enfants, car il en reste presque toujours quelques traces lorsqu'ils deviennent des hommes et malgré qu'ils ne pratiquent pas. »

« Et pour cela, il faut que le Conseil municipal et les députés nous aident à enlever le budget des cultes, car plus d'argent, plus de pot-au feu, et le tour est joué (i). »

Soit comme mesure de salut social, comme un autre F.*, qui celui-là s'écriait :

^\ (( Bientôt l'on bannira rigoureusement de l'enseignement, au nom de la morale et du salut social, ces hommes congréganistes et prêtres, apologistes de l'ignorance et professeurs de superstition, qui, par leurs vœux contre nature, par leur mépris de la maternité sainte, par leur haine de la raison, par leur renoncement au libre examen, par leur soumission à des dogmes qui ont élargi le domaine de la folie, se sont mis au ban de r humanité (2). »

Mais il s'en est trouvé qui ont su avouer hautement le but poursuivi, sans réticences et sans ambages :

,*, « Nous voulons arracher l'avenir au cléricalisme, c'est pourquoi nous voulons la liberté de l'enfant, c'est pour cela que nous voulons qu'il soit instruit par nous (3). »

*^ « Contre nos ennemis, il faut que chacun de nous veille et travaille sans cesse pour répandre l'instruction

(1) Bulletin de la Grande Loge Symbol. 1888, page 81.

(2) Le F.' Schacre, architecte et député de la Grande Loge Symbol Ecossaise, en mai 1888, Bulletin de la Grande Loge Symbol. Ecossaise, vol. IX, page Sg.

(3) Le F.' Desmons, député, le 10 juillet 1887, Journal de la Mac, Univ., année 1887, page 365.

laïque sur la plus vaste échelle, afin que, de la plus grande ville'au plus petit hameau, la jeunesse actuelle puisse bien distinguer nos bonnes doctrines des doctrines de superstition entretenues avec tant d'acharnement par les cléricaux (i). »

Examinons quelques-uns des enseignements, quelquesunes des « bonnes doctrines » de l'instruction athée et laïque :

*^ « La charité chrétienne est une charité humiliante pour celui qui la reçoit, honteuse pour celui qui la donne (2). »

Le F.'. Nadaud, député, a déclaré le 17 juin iSyS, dans la Loge a Les amis bienfaisants et Imitateurs d'Osiris réunis » que :

,\ « Nous devons rougir de toutes ces institutions de crèches et de salles d'asile, car elles montrent la pauvreté de la famille ouvrière (3). »

*^ « Après la mort, l'âme va où vont les sons du violon quand l'artiste cesse de promener son archet sur ses cordes (4). »

,\ « Que la Maçonnerie prenne en main la cause des enfants naturels, des enfants incestueux et des enfants adultérins. »

«C'est là une cause juste, noble et digne de notre g)~andejamille (5). »

,*. « A mérite égal, l'enfant naturel doit être choisi de préférence à l'enfant légitime (6), »

(1) Le F.". Chareyre, Vénérable de la Loge « La Philanthropie Ligurienne " de Nice, le 3i janvier 1886, Journal de la Mac. Univ , année 1886. page 242.

(2) Le F ■. Gonnard, médecin et Grand Orateur du Suprême Conseil de France, le 19 septembre 1887, Journal off. de la Mac. Franc., année 1887, page 678, lignes 25, 26 et 27.

(3) Journal de la Mac. Univ., 1875, page 576.

(4) Le F ■. Salva, un des chefs de la Franc-Maçonnerie Rouennaise, dans le Bulletin de la Grande Loge Symbol Ecossaise, vol. VII, page 74.

(5) Le F.". Legé-Bersaur, dans la Loge « La Fidélité » de Lille, en juin 1884, Journal de la Mac. Univ., 1884, page 296.

(6) Le F.'. E. Vallet, Orateur et délégué de la Loge " Les Pionniers de l'Avenir » de Thouars, le i3 mai 1888. Journal de la Mac. Univ., 1888, page 289, ligne 23.

Et si on veut leur demander raison de ces enseignements sataniquement dissolvants de la famille et de la société, ils vous répondent froidement, comme le F.*. Paiilevey, conseiller général delà Seine-Inférieure, qui a déclaré, en présence des Loges réunies du Havre, en 1 877, que ;

,*. « Le but que poursuit la Franc Maçonnerie, c'estla transformation progressive des méthodes adoptées jusqu'à ce jour pour fixer les bases de la morale sociale (i). »

et, coupant court à toute discussion, ils vous

disent :

/j( Nous autres philosophes positivistes, nous professons un dédain absolu des polémiques. La contradiction ne saurait nous émouvoir et la controverse est un procédé indigne de nous (2). »

Si les Francs-Maçons considèrent comme « indigne » toute controverse et ont fait des lois pour rendre obligatoire une instruction immorale, matérialiste et antitheïste, c'est qu'ils poursuivent un but.

Ce but est double, car il vise le règne de l'Athéisme et celui de l'Anarchie.

En voici les preuves.

Le F.'. Fleury, inspecteur pénitentiaire, membre du Conseil de l'Ordre, Vénérable de la Loge « Les Philanthropes réunis » de Paris, s'est élevé dans les termes suivants contre l'enseignement religieux :

,*, « Arrière l'éducation religieusequi corrompt les consciences par le catéchisme et l'histoire sainte, qui les fait se replier sur elles-mêmes en leur défendant le droit d'examen. »

« Plus de religion dans les écoles, plus de prêtres dans la famille ! Arriére votre éducation, jésuites et cléricaux, adeptes d'une religion quelconque, qui déposez dans le

(1) Journal de la Mac. Univ., 1877, page 1 ib.

(2) Le F.'. Thiilié, médecin et président du Conseil municipal de Paris et président du Conseil de l'Ordre du Grand Orient de France en septembre 1888, Journal de la Mac. Univ., 1 888, page Sgo.

cœur des jeunes enfants des devoirs en contradiction flagrante avec toutes les lois naturelles, un culte imaginaire qui a pour base un viscère et auquel vous soumettez la raison, des doctrines qui sèment la haine et dont les principes renversent tout, détruisent tout et foulent tout aux pieds. »

« Arrière votre éducation, qui est une iniquité, qui menace la société tout entière, car si les intelligences sont étiolées, si les facultés sont mortes à tout esprit d'initiative, si les idées sont fermées à tout examen critique, pourquoi la science, pourquoi le progrès ? »

« Oui, bannissons de l'école l'enseignement religieux; par lui les hommes sont asservis à une Eglise, au nom d'une religion, et toute secte qui s'intitule pompeusement religion et qui a pour base le surnaturel, haït la société et s'en défie. »

« Dans son délire aveugle, la religion s'écrie : Guerre à l'imagination, guerre à l'instinct, guerre à la raison! Car elle veut refouler le naturel, le dompter, le briser, le décourager, l'humilier et l'écraser ! »

« Bannissons de l'école le clergé, qui, au lieu d'un homme libre, veut faire de l'enfant un automate dont les convictions soient tout entières entre ses mains; ne lui livrons plus les corps, les sentiments et les esprits des enfants et fions aurons ainsi extirpé de la société r esprit du mal {]). »

,*, « A mesure que l'école, étendant son influence bienfaisante, donne à l'enfant une éducation plus libérale et plus philosophique, à mesure que le jeune homme apprend plus vite et mieux les devoirs de citoyen, la Franc-Maçonnerie peut s'avancer plus loin sur le terrain pratique (2). »

La voilà donc la Fraternité de l'enseignement francmaçonnique.

(1) L'éducation religieuse et l'éducation laïque. Paris, 187g.

(2) Le F.". H. Garcin, dans le manifeste adressé, en sept. 1887, à « tous les citoyens qui s'occupent de la chose publique » par le Comité d'initiative et de défense des 7" et iS** Arrondissements de Paris, publié par le Bulletin de la Grande Loge Symbol. Ecossaise, vol. "VIII, page io3.

La fraternité dans la destruction de l'enseignement dans l'ordre social, la fraternité dans l'amour des doctrines satiniques, dans les corruptions, dans l'asservissement des esprits.

La fraternité dans la haine du Bien, la fraternité dans la complicité du Mal (i).

L'Athéisme, voilà la FRATERNITÉ franc-maçonnique!

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