‹ L'ennemie socialeChapitre 27 sur 44 · C. Ce qiiils n avouent jamais · texte numérisé non relu

C. Ce qiiils n avouent jamais

Ils n'avouent Jamais qu'ils veulent embrigader les ouvriers, et pourtant :

*^ « Le Grand Orient de Belgique doit rechercher les moyens de donner à la Franc-Maçonnerie belge la direction légale et pacifique des revendications politiques et sociales des classes ouvrières (i). »

/, « La confection d "une carte du territoire belge sur laquelle seraient tracées les limites respectives des juridictions des Loges s'impose à la Franc-Maçonnerie belge, et est d'une pressante nécessité. »

« Des zones neutres seraient réservées, tenant compte des facilités de communications, etc. (2). »

Ils n'avouent jamais combien ils méprisent profondément le peuple et pourtant :

,*, Desmoulins et Danton étaient conduits à la guillotine côte à côte dans la même charrette. »

« Desmoulins, hors de lui, voulait une dernière fois parler au peuple. »

« Danton l'mterrompit en lui disant :

« Laisse donc là cette vile canaille. »

« Ces paroles seraient bonnes à redire à tous ceux qui dans des discours et des brochures, flattent les déshérités et les affamés, leur promettant monts et merveilles, sans se douter que si l'impossible qu'ils rêvent, arrivait, ils seraient fatalement foulés aux pieds par ceux qui les acclament aujourd'hui (3). »

Ils n'avouent jamais qu'ils veulent lancer u cette vile canaille » contre la société, et pourtant :

(1) Déclaration officielle du 28 mai 1887 : Bulletin du Suprême Conseil, n° 3o, page g8, lignes 18 à 21.

(2) Résolution prise en 1^82 par le Grand Orient de Belgique. Bulletin du Grand Orient, IX, page 4).

(3) Le F.-. Charles Rahlenbeck, publicisie, 33", et archiviste du Suprême Conseil de Belgique, le 18 février 1887. Bulletin du Suprême Conseil, n° 3o, page 43.

/^ « Il est inutile, mes Frères, de déclarer la guerre à la Société, d'armer les citoyens les uns contre les autres, au moins moralement (i). »

Ils n'avouent jamais qu'ils veulent imposer matériellement, car « moralement », c'est inutile, V anarchie sociale, et pourtant :

,\ La Belgique, grâce à sa faiblesse naturelle, qui ne peut offusquer personne, grâce à la considération qui l'entoure et qu'elle mérite, grâce à sa neutralité, à sa nature et au mélange des peuples qui l'habitent, est désignée pour devenir un jour le centre d'un gouvernement maçonnique international (2). »

lis n'avouent jamais qu'ils veulent détruire l'unité nationale de la Patrie belge, et pourtant :

^\ <( Le peuple flamand fut autrefois vaillant et fort, nulle puissance ne pouvait le courber. Mais soudards et bourreaux burent le meilleur de son sang; prêtres et moines lui déprimèrent le cerveau ; l'ignorance et la superstition l'entourèrent de murailles infranchissables. »

« A ce peuple flamand la Franc-Maçonnerie veut infuser un sang plus pur, retremper son intelligence, lui faire respirer un air frais et libre, renverser et détruire les obstacles qui lui barrent la route de la science et du progrès (3). »

Ils veulent émanciper le pays flamand et en voici la preuve oflîciellc

Le Grand Maître National, le F.'. Henri Berge, a porté le, 1^1" mai 188 1, le toast suivant au Banquet officiel de son installation comme Grand Maître :

,\ « Je bois à rémancipation du peuple de nos provinces flamandes !... (4) »

(1) I.c Grand Orateur du Suprême Conseil de Belgique, le 18 décembre 1886. Bulletin du Suprême Conseil, n" 3o, poge 22, lignes 1 et 2.

(2) Le F.'. Auguste Couvreur, vice-président de la Chambre des représentants et Grand-Maître national, le 5 mai iS'^o. Bulletin du Suprême Conseil, n» 23, page f")8.

(3) Bulletin du Grand Orie)it de Belgique, VIII, page 28.

(4) Bulletin du Grand Orient de Belgique, X et XI, page nb,. lignes 23 et 2J\.

Et la raison de leur manque absolu de patriotisme,. nous la trouvons dans la déclaration du Frère Rqyers, Vénérable de la Loge « Lès Amis du Commerce et de la Persévérance réunis » d'Anvers, du 21 octobre i883 :

^\ « La Franc- Maçonnerie est un lien entre ses adeptes. »

« Elle ne reconnaît pas de frontières à ses affections. ))

« Nous sommes patriotes par opportunisme, cosmopolites par aspiration (i). »

Ils n'avouent jamais qu'ils sont une société secrète, révolutionnaire et anti-sociale, et pourtant ils déclaraient en 1886 que :

/, Nous glorifions les Templiers dont nous sommes les héritiers et nous devons faire tout ce que, comme Membres d'un tribunal secret, nous pouvons faire (2). »

Le secret politique des Francs-Maçons belges, ce qu'ils n'avouent Jamais, est donc qu'ils organisent lanarchie sociale en Belgique, au moyen de la révolution ouvrière^ et qu'ils veulent la séparation du pays flamand et du pays wallon ; le démembrement, leffondremeut de la Belgique.

3° l'enseignement en BELGIQUE ET LA FRANC-MAÇONNERIE BELGE.

Nous avons déjà constaté, en étudiant le développement de la Franc-Maçonnerie en Belgique, que la première question « mise à l'ordre du jour » par la Charte maçonnique du 24 juin 1854, était : « L'éducation du peuple et l'enseignement public. »

Cet enseignement public, la Franc-Maçonnerie belge s'est vouée à le rendre athée et imtnoral,el après l'avoir ainsi corrompu, elle a voulu l'imposer à la Belgique.

(1) Le F.*. Vanden Bosch, Vénérable de la Loge « Les élèves de Thémis », d'Anvers, le i3 novembre i8Sy. Bullctni du Grand Orient, X\', page 77.

(2) Le F.-. Charles Rahlcnbeck, 33% le 9 avril 1886. Bulletin dit Suprême Conseil, 29, page 44.

Nous allons suivre de près ces trois étapes de laïcisation, de démoralisation et d'imposition qui constituent l'action réelle de la Franc-Maçonnerie sur l'enseignement en Belgique.

A. Laïcisation.

D'abord, les raisons maçonniques de cet enseignement sans Dieu :

^*^ « Au cri : Des couvents, -toujours des couvents, nous devons répondre par celui de : Des écoles, toujours des écoles, et faire prévaloir avec courage et persévérance, le droit que nous avons de donner à nos enfants Vinstriiction laïque qui seule peut en faire des hommes de progrès (i). »

/^ « 11 faut purifier l'atmosphère de l'école en empêchant le prêtre d'y venir enseigner le catéchisme (2). »

Et les résultats qu'ils en attendent sont les suivants :

/, « Grâce à l'école communale, nous avons réussi à créer jusque dans les plus petits villages, un groupe de gens fort rapprochés de la libre-pensée. »

« Les uns résisteront peut-être, mais leurs enfants, pénétrés dès l'âge le plus tendre du mépris du culte, rompront facilement avec le catholicisme. »

« Il y a là une semence qui lèvera et fructifiera (3). »

* ^ « Grâce aux progrès de l'instruction, l'Encyclique Humanum Genus ne fera frémir d'effroi que quelque vieille religieuse au fond d'un cloître ou quelque campagnard ignorant dans une bourgade perdue (4). »

(1) Le F.-. Henri Berge, Grand Maître national, le i«'' avril 1881. Bulletin du Suprême Conseil, n» 24, page 52.

(2) Déclaration officielle du 6 décembre i883. Bulletin du Grand Orient, XIII, page ^4.

(3) Le F.". Ivan, d'Anvers, en mai 1882 à la Loge « Les Philanthropes » de Bruxelles.

(4) Le Grand Orateur du Suprême Conseil de Belgique, le 2 mai 1884. Bulletin du Suprême Conseil, n° 27, page 61.

B. Démoralisation.

Les quelques déclarations officielles ci-après prouveront combien la Franc-Maçonnerie belge j^ez^? inculquer {'immoralité à la femme et à l'enfant :

/^ « La Franc-Maçonnerie est la Philosophie du Libéralisme, c'est-à-dire, la source, le réservoir où les adversaires de tous les préjugés et de toutes les superstitions doivent puiser leurs principes supérieurs de direction morale et de reconstitution politique. »

« Aussi, dans notre réforme de l'éducation populaire, nous avons voulu enlever aux religions révélées l'enseignement de la morale et remplacer cet enseignement par celui de la morale positive ; or, les principes de cette morale positive n'existent tout formulés que dans nos travaux et nos enseignements maçonniques (i). »

Le délégué officiel de la Loge « Les Vrais Amis de l'Union et du Progrès réunis » de Bruxelles, déclarait le 17 décembre 1882, à l'assemblée du Grand-Orient de Belgique :

/♦ « i" Que la loi sur l'enseignement primaire est la plus grande victoire, que la Franc-Maçonnerie belge ait remportée. »

« 2° Qu'il est indispensable que l'on organise sans retard l'enseignement de la morale, car cette partie du programme n'a pas été réglée jusqu'ici. »

« 3° Que la morale étant le patrimoine de la F?'anc- Maçonnerie, cest à elle quil appartient d'en régler l'organisation (2). »

,\ «Le Suprême Conseil s'applaudit de ce que, pour la première fois peut-être dans notre pays, des Francs- Maçons aient la pensée de faire admettre leurs filles dans notre grande Institution. »

« Ils ont compris que, pour arracher la femme aux influences de l'erreur et de la superstition, il fallait parler

(1) Le F.'. Comte Goblet d'Alviella, le 26 janvier 187g.

(2) Bulletin du Grand Orient, IX, page 24, lignes lo à i5.

de bonne heure à son imagination pour l'attacher plus tard à la grande cause du Progrès (i). »

/^ « La Franc-Maçonnerie doit délivrer les captifs, en répandant partout l'instruction laïque, pour soustraire nos femmes et nos enfants d'un enseignement énervant qui les éloigne de l'existence rationnelle pour les livrer à un quiétisme insipide (2). »

Le « Quiétisme » ne saurait convenir aux compagnons de Satan, cela se comprend mieux en relisant les documents que nous avons publiés dans notre étude précédente sur la Franc-Maçonnerie belge.

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