Poésies : A lui-même
ÏM L'ENNUI
Pour une heure, tu peux, tu dois aimer la vie : Quel homme, une heure au moins, n'est heureux à son
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La iiliilosophie de Leopardi, qui est un extrait de ses souiTrauces, ressemble trop souvent aux «paroles d'un mournnt », aux propos gémissants d'un grabataire.
Flanlii^rt dénonce rinsuffisance de la vie, et plus spécialemeal le grotesque de l'existence. Cet homme semble avoir pour refrain un sarcasme de cette sorte : Comment p(^ul-on se tenir dans la vie avec un air sérieux; ah l non, la ïnvci} est trop forte ! — Et il se nourrissait de pensées empoisonnées qui entretenaient son ennui. Il écrivait : *i Si vous saviez comme je suis fatigué par moments ! Car ïiini (fiii vous prêche si bien la sagesse, j'ai comme vous un splooii incessant, que je tâche d'apaiser avec la grande voix tlo l'Art; et quand cette voix de sirène vient à défaillir, i-'i'sL un accablement, une irritation, un ennui indirilîlcs. Quelle pauvre chose que l'humanité, n'est-ce pas? Il y n des jours où tout m'apparaît lamentable, et d'autres ou loui me semble grotesque. La vie, la mort, la joie et U"> lîMines, tout cela se vaut en définitive. Du haut de la lïlaiji^îv^ de Saturne, notre univers est une petite étineelJL*. " « Comme c'est mal arrangé, le monde! A quoi iinn la laideur, la souffrance, la tristesse, pourquoi tous