‹ L'ennui: étude psychologiqueChapitre 30 sur 60 · Correspondance, passim · texte numérisé non relu

Correspondance, passim

2. Correspondance complète de la marquise du Deffand, puliliée par M de Lescurc. Lettre à Voltaire en 1771.

tSt L'ENFUI

qui le sont ; on connaît tout cela, et malgré tout cela, on rraint la mort*. » « Convenez que la vie est abominable, i[iiB les malheurs sont réels et le bonheur une illusion. J on suis si fortement persuadée que la vieillesse m'est luniiis insupportable que naturellement elle le doit être. Ji^ iHs sur toutes choses qui me fâchent (et qui sont rnniîiiuelles) : Gela ne durera pas longtemps; cependant la Tiiurt me fait peur; je ne saurais y fixer ma pensée, mais je déteste la vie *. »

Marc^Aurèle nous offre à considérer Tennui philosoplnijiic par mépris de la vie, un mépris doux et hauinin, a7ec des retours d'indulgence pour nos compagnons de misère. Le livre des Pensées est la confession il uiiG Ame plongée dans la contemplation de Tuniverselle \aiiilu, Renan, qui lui a consacré de belles pages, s'exprime ainsi à son sujet : « A force d'analyser la

\h.\ il la dissout, il la rend peu différente de la mort. Il arjive à la parfaite bouté, à l'absolue indulgence, à I iiirliiTérence tempérée par la pitié et le dédain. « Passer si( \u' résigné au milieu des hommes menteurs et injiiskb Jî, voilà le programme du sage. Et il avait raison. La plus solide bonté est celle qui se fonde sur le parfait f-jnnii, sur la vue claire de ce fait que tout en ce monde c^t fiivole et sans fond réel. » a Sa sagesse était ab-

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