Sur l'eau, p
3. Correspondance complète di M"» du Deffand^ publiée par le marquis de Saint-Aulaire ; Paris, Calmann Lévy, 1867. — Lettre de 1774.
do faiblesse; elle engourdit Tâme. C'est un bien de n'avoir pas d^activité quand on n'a point occasion de l'exercer ; ol oncore un plus grand bien d'avoir peu de sensibilité, quand elle ne sert qu'à faire souffrir. Il me semble que je me trouverais fort bien d'être orme ou chêne. . . car pour Temiui, je ne crois pas qu'ils le ressentent ^ d — Flauin?rl, grand connaisseur en la matière, dit à son tour : H On a des moments de vide et d'horrible ennui. Mais Us deviennent de plus en plus rares à mesure qu'on vieillit*. »
(jiielle place tient l'ennui dans notre existence? Etant un faii do découragement, d'impuissance, il occupe toutes les heures qui n'appartiennent pas à la lutte énergique ou à la jouissance intense. Ainsi Ta vu Schopenhauer : « L'ennui *^st toujours aux aguets pour occuper le moindre vide kussé parle souci .. Le besoin et la souffrance ne nous accordent pas plutôt un répit que l'ennui arrive. . . Ce qui iail Toccupation de tout être vivant, ce qui le tient en mouvement, c'est le désir de vivre. Eh bien, cette exisrf^Jîce, une fois assurée, nous ne savons qu'en faire, ni à »înai l'employer! Alors intervient le second ressort qui imus met en mouvement, le désir de nous délivrer du fardeau de l'existence, de le rendre insensible, de « tuer le LtMUps », ce qui veut dire de fuir l'ennui. iVussi voyons-