SCENE X
ARTHUR, BÎKTON.
BIRTON.
Aîi î c'est toi , mon cLer ; je suis enchante de te rencontrer ^.j® pars à Anslanlmême.
Arthur , distrait, Ali! lu nous quittes?
BIRTON.
-^ Où , une affrire indispoMsJjle m'oblige à retourner à Edimbourg Et comme j'aurai besoin de. mes fonds.,., si tu pouvais
Hie payer ert;Ce moiiient ta dette d'iner au soir? .
IRTHUR.
CoDimciit î
BIRTON.
Oui , ers cinq cents piiinees que je t'aî gagnées sur parole : les aurais- tu oubliées , par basai d ?
ARTHUR
Non , certainement ; mais je ne m'attendais pas
birtOn.
Dans toute autre occasion , j'c.te ferais crédit ] mais , dans ce moment.... ( A Vorcitle, ) on peut te confier ce'a , pnrce qu'autrefois tu étais un amateur. Je ne sais pas <i tu as remarqué ici une cbarmante petite fille que Ton nomme Marie.
ARTHUR
Oui, ouij hé bien ?
BIRTON.
Je l'emmène avec moi à Edimbourg /elle consent à me suivre, et je p rirs avec elle dans ta calèche : tu veux bien me la prêter... C'est bienj j'en étais sûr, et j'en avais disposé d'avance.
ARTHUR , étonné.
Marie consent a te suivre?. ..
BIRTON.
C'est-à-dire , j'aide un peu à la lettre ; mais tu sais , ces vertus de village ne demandent pas mieux que d'être un peu contraintes ; pourquoi leur refuser ce plaisir-là. J'ai appris qu'elle allaitaujr)urd'huiàFalkirk;et John et Williams, mes deux piqueurs, les plus hardis coquins, des sujets iuipayables enfin, doivent la joindre sur la roule, la faire monter dans ta calèche*, et tu devines le reste.
ARTHUR , ému.
Birton, votre conduite e^t indigne d'un galant homme.
BlRTON.
Hé bien, qu'est-ce qu'il a donc? est-ce que tu en es aussi amoureux?... Il fallait le dire , je suis le premier en dale; ce n'est pas ma faute.
ARTHUR
Vous me rendrez raison de l'insulte que vous lui avfz faite.
BIRTON.
Ce que tu dis là est trcsbe.ui, et dans toute autre occasion j'accepterais ti pro[)Osiiiun ; mais dans ce moment ma vie ne m'appartient pas, mes erctnçiers n'ont pas d'autre hypothèque, et je ne peux pas tromper leur conliancc. 2..
ARTHUR
Monsieuil...
EIRTON.
Air : De sommeiller encor ma clièrêi
plus que toi cela me désole 5
Mais je te le dis sans détours ,
Mes eiéanciers ont ma parole, \
tt bien loin d^exposer mes jours,
J'en prends un soin inconcevable j
Je dors I)it'n , je bois encor mieux ,
Je passe eutin ma vie à table ,
Tu vois ce que je fais pour eux.
ARTHUR
Je le le répète, si tu n'es pas le dernier des hommes !
BIRTON.
Je ne suis pas le dernier des hommes , et je ne me battrai pas ^ îci du moins. Je galoppe sur la route de Falkirk, permis à toi de m'y rejoindre; au moins ce ne sera p.is un duel, ce sera une rencontre imprévue, mes créanciers n'auront rien à dire, et la belle Hélène que nous nous dispulons sera le prix du combat. Adieu , mon très cher ami.
Il sort