LE DOCUMENT DE
ON se rappelle que, dès le début de cette étude, j'ai parle d'un document irrécusable et décisif qui vint sous mes yeux au cours de mes recherches. Ce document, en voici les reproductions photographiques (i), l'explication et l'histoire.
M'étant procuré les photographies des tableaux de Berlin exécutées par la maison Braun, et qui sont dans le commerce, je remarquai qu'elles n'étaient pas égales en hauteur. Je fis la supposition la plus simple : ces photographies avaient été rognées. De combien? Je me reportai, pour le contrôle, aux photographies prises par la Photographische Gesellscha/i, et je constatai, en effet, que ces dernières comprenaient, en haut principalement, certains détails qui ne figuraient pas sur les photographies commerciales de la maison Braun. Donc, comme je le pensais, celles-ci avaient été rognées.
Je songeai, alors, tout naturellement, afin de me rendre mieux compte, à me procurer les exemplaires « bruts », c'est-à-dire non rognés, de ces photographies Braun. Et je me trouvais d'autant plus désireux de consulter ces photographies, « vierges » elles aussi, que l'inscription, imprimée sous les épreuves mises dans le com-
(i)Ns pouvant reproduire les photographies originales (40 X 50) que sous un format réduit, je me ferai un plaisir de les montrer à tous ceux que le problème de l'Enseigne intéresse, et qui m'exprimeront le désir de les voir.
c)6 L'ENSEIGNE DE GERSAINT
merce, disait : Exposition à V Académie des Beaux- Arts à Berlin en 1883. Ces photographies dataient d'une époque, 1883, où le rentoilage de 1899 n'avait pas encore été effectué, où aucune de ces réparations et de ces modifications revendiquées ou reconnues par le professeur Hauser n'avaient été opérées, dataient, au bref, d'avant l'Exposition de 1900, alors que BerUn dormait tranquille, au lendemain du renfort apporté par Concourt. 1883, témoin inappréciable des Enseignes de Berlin avant toute restauration, telles qu'elles figuraient en 1760 chez Frédéric II.
En possession de ces photographies « brutes », sans retouches et intégrales de la maison Braun, je constatai d'abord qu'elles comportaient, en effet, une surface de peinture un peu plus grande que les photographies mises dans le commerce, sans que, cependant, celles-ci fussent infidèles. Un simple « ébarbage )) peut-on dire, avait été opéré pour l'appropriation commerciale.
Mais je constatai bien d'autres choses ! et voici :
La maison Braun, pour photographier les tableaux de Berlin, en 1883, les a désencadrés ; et les épreuves tirées sur les clichés ainsi pris se présentent à nous sous leur première apparence naïve, telles que les voit l'ouvrier qui les retire du châssis où elles viennent d'être impressionnées, avant qu'il ait été procédé à la toilette nécessaire en vue de la vente. On y aperçoit les sabots du chevalet qui maintient les toiles ; on voit aussi quelques fils du canevas de celles-ci, et qui bavent. Les clichés sont de même taille : 40x50, et, enfin, ils ne sont pas entièrement recouverts par la surface peinte.
Donc, sincérité et totahté absolues. Rien de caché puisque le cUché offert à l'image à reproduire se trouve trop grand pour elle; aucune truquerie, puisque les plus grossiers détails de main-d'œuvre sont respectés.
Examinons les photographies tirées sur ces clichés.
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L'ENSEIGNE DE GERSALM Photographies prises en i8Sj pai
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ES TABLEAUX DE BERLIN un el C'"?, exemplaires non rognés.