‹ L'enseignement de JésusChapitre 15 sur 23 · Kautzsch, Pseudepigraphen des yl. T., pp. 262 et · texte numérisé non relu

Kautzsch, Pseudepigraphen des yl. T., pp. 262 et

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Puissant a souci d'eux. " C'est pourquoi ils recevront de la main du Seigneur le magnifique royaume et le splendide diadème.

III. * Les âmes des justes sont dans la main de Dieu... Au jour de leur récompense, les justes brilleront, semblables à la flamme qui court à travers les roseaux. ' Ils jugeront les nations et domineront sur les peuples, et le Seigneur régnera sur eux à jamais. " Eux qui ont mis en lui leur confiance, ils auront Fintelligence de la vérité. Ses fidèles habiteront avec lui dans l'amour, car la grâce et la miséricorde sont pour ses élus.

Ce royaume de Dieu ne s'inaugure-t-il même pas dès ce monde dans le cœur du juste ?

XV. * Mais A^ous, ô notre Dieu, vous êtes bon, fidèle et patient, et vous gouvernez tout avec miséricorde. • Vous connaître est la justice parfaite, et connaître votre puissance est la racine de l'immortalité.

La providence de Dieu est aussi son règne : le regard de l'homme pieux découvre la bonté de Jalivé et sa justice, dans toutes ses voies, et que Jalivé est le maître, et qu'il règne sur toutes ses créatures, sans distinction de peuples :

Ps. GXLV. * Jahvé est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et plein de bonté.

^ Jahvé est bon envers tous, et sa miséricorde s'étend sur toutes ses créatures.

''^ Toutes tes œuvres te louent, ô Jahvé, et tes fidèles te bénissent ;

" Ds disent la gloire de ton règne, et proclament ta puissance...

" Ton règne est un règne éternel, et ta domination subsiste dans tous les âges.

Une piété juive s'affirme là, déprise des farouches espoirs du nationalisme juif, concevant le règne de Dieu comme identique à sa providence, bénissant Dieu d'être « près de tous ceux qui l'invoquent d'un cœur sincère » (Ps., CXLV, 18). L'Evangile n'est pas loin.

Le sentiment du droit à un avenir meilleur, l'interprétation étroite de la parole des prophètes, l'éclatante imagerie des apocalypses, avaient ainsi enfanté, ici les songes millénaristes, là l'attente d'un réveil nationaliste et de la restauration d'une théocratie selon le cœur des pharisiens, pendant que se fortifiait, sous l'inspiration des derniers écrivains sacrés, l'aspiration à un règne moral et idéal de Dieu, et enfin l'intuition plus nette de l'au-delà*.

De ces divers sentiments, celui qui s'affirme autour de Jésus, c'est surtout l'attente nationaliste, mais enveloppée elle-même d'aspirations plus spirituelles. Les cantiques de l'évangile de l'enfance, en saint Luc, n'ont aucun trait capable de faire

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