‹ L'enseignement de JésusChapitre 9 sur 23 · Ps. GXXIII {Vulg., CXXII · texte numérisé non relu

Ps. GXXIII {Vulg., CXXII

quand Jésus disait qu'il ne faut point jurer par le ciel « parce que c'est le trône de Dieu o , ni parla terre « parce que c'est l'escabeau de ses pieds » (Mat., V, 34-35), nul de ses auditeurs n'était tenté de réaliser ces symboles, pris à Isaïe (LXVI, 1) et de les traduire en anthropomorphismes. Mais on entendait par là que Dieu était le maître du ciel et de la terre, que son oreille était tendue à écouter la plainte des justes aussi bien que les blasphèmes de l'insensé, et que a du haut des cieux il regarde les fils de l'homme, pour voir s'il en est quelqu'un de sage qui cherche Dieu »*. Le regard était celui du maître qui juge, et qui aide, et qui aussi châtie : car il a pouvoir de jeter dans la géhenne le mauvais serviteur (Mat., X, 28).

Ces rapports de maître à serviteurs et de serviteurs à maître exprimaient le sentiment fondamental de la piété juive. Saint Paul, mieux qu'aucun autre, a montré ce que ce sentiment a d'étroit, qui fait de la religion une tache salariée. « A celui qui fait une tâche, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due... Heureux l'homme à qui Dieu n'impute pas son péché » {Rom., IV, 4-8). C'est une comptabihté par doit et avoir. La liberté de Dieu et des dispensations de sa grâce n'y tapas déplace: il n'est question que de justice.

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