‹ L'enseignement de l'art dentaireChapitre 2 sur 6 · ENSEIGNEMENT PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENT PRÉLIMINAIRE

Nous avons dit que le jeune homme qui se destine à la pratique de l’art dentaire doit, avant d’aborder l’enseignement proprement dit, posséder une instruction préliminaire à peu près égale à celle qu’on peut acquérir jusqu’à seize ans en moyenne dans les collèges ou les lycées, une bonne instruction d’enseignement secondaire spécial.

Elle doit, par conséquent, comprendre la connaissance de la langue nationale, de l’arithmétique, de la géométrie, de l’algèbre, de l’histoire, de la géométrie, des éléments de chimie, de physique, de mécanique et d’histoire naturelle.

Nous né croyons pas nécessaire, pour le futur dentiste, l’étude plus ou moins imparfaite du grec ou du latin, dont M. le professeur Lefort, entre autres, faisait récemment le procès à l’Académie de Médecine, lors des discussions sur le surmenage ; nous préférons de beaucoup la connaissance d’une langue vivante, l’anglais ou l’allemand'.

La littérature professionnelle écrite en langue vivante, français, anglais, allemand, contient dès ouvrages et des revues sur l’art dentaire des plus utiles, des plus nécessaires même à connaître, sans attendre des traductions plus ou moins fidèles, plus ou moins tardives, ou qui ne se font même pas toujours.

Nous avons dit qu’une bonne instruction primaire nous paraissait suffisante.

Par conséquent, pour la France, nous repoussons l’obligation du baccalauréat ès lettres et du baccalauréat ès-sciences; parmi les titres universitaires, celui qui représente le mieux notre programme est le baccalauréat de l’enseignement secondaire spécial, de création récente, mais nous nous contentons même du programme des 3 premières années de l’enseignement secondaire spécial des lycées, ou du brevet de l’enseignement primaire supérieur. Nous ajouterons l’étude du

£1. 'ioiv Bulletin Médical, 18S7.

dessin, afin de développer et de former le goût, si nécessaire au dentiste. Nous souhaitons également, pendant la dernière année de cette étude préparatoire, qu’il soit joint au programme une série d’exercices pratiques sur le travail des métaux, etc., tel qu'il est donné dans certaines écoles professionnelles de la Ville de Paris, par exemple, et suivi d’une année de stage dans le laboratoire d’un praticien pour l’étude de la prothèse.

Nous avons supprimé de ce programme, comme nous allons le faire au programme professionnel, tout ce qui ne nous paraît pas absolument nécessaire en nous appuyant sur ce principe que le temps, l’activité, l’habileté, les facultés d’assimilation et la capacité cérébrale enfin, étant limités, tout ce qui, dans le programme, est ajouté d’un côté, est aux dépens d'une autre partie ; qu’il faut donc que le futur dentiste ne soit obligé à s’assimiler que ce qui lui est absolument nécessaire ; libre à ceux à qui le temps, l’activité et la fortune le permettent, de faire plus.

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