ENSEIGNEMENT THÉORIQUE
Nous conservons pour l’enseignement théorique la division en trois années :
1“ Les sciences physiques et naturelles \ Les sciences médicales ou.biologiques; 3° Ixs sciences appliquées.
Première Année. — Sciences physiques et naturelles
Elles comprennént la physique, la mécanique, la chimie, l’iiistoire naturelle.
Chacune de ces sciences trouve, en effet, de nombreuses applications en art dentaire.
Elles sont utiles à connaître pour le dentiste ; cependant elles ne le sont pas au même point de viie que pour le médecin ou le pharmacien.
Le programme devra être établi en vue de faciliter l’explication des nombreuses applications. Ainsi, en physique, on étudiera les applications si nombreuses au point de vue de l’hydrostatique, de la chaleur, de l'électricité, de l’acoustique; en chimie, les divèrses manipulations de cabinet et de laboratoire; en histoire naturelle et pour la zoologie les différences du système dentaire dans le règne animal, au point de vue de son développement et de sa durée ; quelques éléments d’anatomie et de physiologie, et, pour la botanique, les plantes qui ont des applications en thérapeutique ou en prothèse dentaires; en mécanique, les divers appareils pourront être étudiés dans les mêmes conditions.
Nous avons réclamé de notre candidat une certaine connaissance préliminaire de ces sciences ; on peut donc, dans la première année de cet enseignement strictement technique, en restreindre l'étude en vue des applications.
Deuxième année. — sciences médicales
Celte partie du programme est très importante. C’est la véritable introduction à l’étude de l’art dentaire. Là encore, le dentiste va étudier des sciences qu’il ne lui est pas absolument nécessaire d’approfondir, mais qu’il doit connaître pour comprendre et retenir l’enseignement spécial, pour en saisir les explications.
Mais, pour cela, faut-il qu’il passe plusieurs années à les étudier? Ce n'est pas notre avis. L'étude de l’anatomie du pied ou de l’appareil génito-urinaire, des fièvres ou des accouchements, ne parait pas devoir lui être bien nécessaire. Eh cela noiis nous appuyons encore de l’autorité de Paul Sert'.
11 nous paraît plus logique de faire un choix et, dans ces sciences vastes et qui suffisent pour faire la seule occupation d’un savant, nous croyons qu’on peut faire la part de ce qui est nécessaire au dentiste et que, par exemple, un cours d’une heure par semaine, pendant une année, peut permettre de donner au dentiste des notions suffisantes sur chacune des sciences médicales.
Notre programme de deuxième année comprend donc un cours sur l’anatomie et la physiologie générales, la pathologie générale, la thérapeutique, la matière médicale.
On peut y ajouter un peu de dissection et une étude de l’histologie et du microscope.
Troisième année. — Sciences appliquées
Pendant la troisième année, l’étudiant doit se consacrer à l’étude de l’odontologie proprement dite.
Ainsi, il étudie pendant une année l’anatomie de la tête, et particulièrement du système dentaire dans ses moindres détails, la physiologie dentaire, l’histologie normale et pathologique de la dent, son embryologie, sa genèse, ses lois de formation, la pathologie spéciale de la bouche et du système dentaire, la thérapeutique et la matière médicale spéciales, ainsi que l’anesthésie..
Un cours théorique de la prothèse dentaire est également nécessaire; pourtant il s’expliquerait moins, vu la nécessité d’un enseignement pratique, si l’on ne l’élevait pas à une sorte de philosophie de cette branche du programme, à une étude critique et comparative des divers procédés, de leurs indications et contre-indications. Dans cette dernière année enfin, la plus importante du programme théorique, on doit réunir toutes les explications des différentes sciences qui ont été examinées au point de vue général, et qui viennent constituer l’art ou mieux la science dentaire. »
Nous y ajouterons quelques conseils sur les droits et les devoirs du dentiste ; jurisprudence et déontologie professionnelles.
1. Voir compte rendu de la cinquième séance annuelle de réouverture des cours de l’Ecole dentaire de Paris, octobre 1884. Odontologie, novembre 1884. — Discours du professeur Paul Bert.
Ainsi constitué, ce programme semble réunir l’ensemble des connaissances nécessaires pour exercer avec garantie l’art dentaire. Une expérience de dix années l’a démontré surabondamment parla valeur professionnelle des praticiens qu’il a formés. Il n’en est pas moins perfectible et nous souhaiterions que la discussion fit ressortir les parties de ce programme qu’il y aurait avantage à étendre, celles qu’il vaudrait mieux restreindre, les méthodes qui pourraient être remplacées avec avantage.
Dans les perfectionnements futurs quelle sera la part faite à l’instruction préliminaire, à l’enseignement médical et à l’instruction technique? Dans quelle direction doivent s’orienter les dirigeants?
A l’appui de ce qui précède, nous joignons le programme d’enseignement de l’Ecole dentaire de Paris, pendant la présente année scolaire :
courspratiq.es
(ClTnïqTe).
Assistance à la consulta-
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