VU VI V IV III 11 I IV
mi ré do si la sol fa . si bémol bûaol
VIII I fa
Pour toutes ces opérations, l'élève devra :
1° Chanter une première fois la tierce initiale avec les noms des noies; par exemple, pour l'enchaînement des gammes de DO et de FA, (ex. ci-dessus) il chantera : MI, RÉ, DO, puis reprendra les mêmes intonations en prononçant Irois, deux, un. Il poursuivra en descendant la gamme chiffrée, trois, deux, un, sepl, six, cinq, quatre et recommencera avec les noms des notes : MI, RE, DO, SI, 'LA, SOL, FA.
2° Continuant alors, pour la gamme de FA, il chantera de nouveau MI, RÉ, DO, puis, sur les mêmes sons, sepl, six, cinq, et redescendra ensuite la gamme de FA, en prononçant les chiffres, puis les noms des notes et en disant : SI bémol, au passage. Il terminera enfin en remontant la gamme de FA, d'abord chiffrée, puis avec les noms des notes et en prononçant : SI bémol au passage.
On procédera de même façon pour toutes les gammes, aussi bien diézées que bémolisées.
373. — On continuera de même façon pour toutes les autres gammes : chant chiffré, puis avec les noms de notes, en ajoutant le mot bémol au nom de la note chaque fois que cela sera nécessaire.
PAR L'ÉDUCATION DE L OREILLE 1 07
PAR L'ÉDUCATION DE L'OREILLE 189
On se rend compte par ce tableau du déplacement du demi-ton et de la quarte augmentée, lorsqu'on passe d'une gamme à l'autre, déplacement déterminé par une attribution tonale (degré) différente aux sons d'une même tierce majeure commune à deux gammes, mais occupant dans chacune de ces gammes des degrés différents, * ce qui donne chaque fois à cette tierce un sens tonal différent.
374. — Il est nécessaire que les élèves sachent par cœur l'ordre dans lequel les gammes se présentent dans la progression par quintes descendantes, ainsi que le nombre de bémols afférent à chaque gamme.
Cet ordre doit être appris en répétant la série descendante des quintes.
FA Slb Mib LAb RÉb SOU DOb lb 2b 3b 4b 5b 6b 7b
On peut retenir le nombre de bémols, soit en se rappelant le rang qu'occupe une gamme dans la série des quintes, soit par le moyen suivant : ,
Si l'on appelle successivement les notes de la série descendante des sons de la gamme de DO, et qu'on les considère comme toniques de gammes bémolisées, à l'exception du premier son DO, qui ne comporte pas de bémol, tous les autres noms de noies doivent être prononcés avec l'adjonction du mot : bémol, SAUF FA.
On remarque alors que les trois premiers sons après DO : SI b, LAb, SOLb sont toniques de gammes comportant un nombre PAIR croissant de bémols :
SIb LAb SOLb, 2b 4b 6b " en continuant à descendre la gamme de DO, les sons suivants sont toniques de gammes comportant un nombre impair croissant de bémols :
FA ta Mlb RÉb DOb lb 3b 5b 7b
375. — On peut tracer au tableau la figure suivante, qui exprime cette notion et l'ordre des gammes, en y ajoutant les mêmes notions relativement aux gammes diézées :
Dièzcs eji nombre» pairs croissants ^ *Ja$
tSOL LA SI DOjt Dièzes en nombres. Impairs croissants 3«j 5g ^
2b 4 b 6 t Bumolsen nombre» pairs croissants • SI> ^ ^
. v i i « \FJ^ M11, Do!?
Bémols en nombre» impair» croissants J ^ 3^ ^
376. — L'enchaînement des tonalités par quintes ascendantes (#) ou descendantes (b) est le seul qui soit possible : tout autre enchaînement des gammes entraînerait l'emploi d'intervalles augmentés ou diminués dans les rapports de succession des gammes. Mais la vraie raison de la nécessité de ces progressions est d'ordre tonal \ elles en-
chaînent entre elles les notes tonales de chaque gamme, chacune de ces notes restant toujours note tonale dans la gamme enchaînée à la quinte supérieure : V de la première gamme devient I de la gamme placée à la quinte supérieure ; de même que, dans la gamme enchaînée à la quinte inférieure, I de la première gamme devient V de la gamme placée à la quinte inférieure.
De plus, le premier degré de la gamme qui sert de point de départ devient le quatrième degré de la gamme placée à la quinte supérieure ; les deux gammes ont donc deux notes tonales communes.
On dit que ces tonalités ont une parenté de premier ordre.
C'est pour cette raison qu'elles s'enchaînent naturellement; et c'est cette raison qui détermine l'enchaînement des gammes par quintes successives.
377. — C'est pour cette raison aussi que le» Ier, IVe et Ve degrés d'une gamme sont appelés notes tonales : chacun d'eux s'enchaîne naturellement avec l'autre par quinte ascendante : I-V, 1V-VU1 ; ou par quinte descendante : V-l, VIII-IV.
Ces mouvements de degrés l'un vers l'autre par progressions de 5% s'appellent mouvements de cadence.
(Faire remarquer aux enfants, en les interrogeant, que chaque fois qu'ils, entendent une musique militaire, un orchestre de bal, etc., les seuls que la plupart aient l'occasion d'entendre, ils entendent des instruments à son* graves qui répètent constamment I... IV... V... I, c'est-à-dire des mouvements de cadence entre les notes tonales de la gamme dans laquelle se trouve le morceau de musique joué par les instruments.)
378. — Il n'y a pas d'utilité à présenter, pour les gammes bémolisées, la progression des quarte? augmentées, comme on Ta fait pour les gamines diézées. Outre que la progression par quintes" descendantes ne permet pas de disposer ce tableau d'une façon aussi frappante ni aussi claire que la progression ascendante a permis de le faire, ce tableau est rendu inutile par la disposition même des exemples donnés pour démontrer l'enchaînement des gammes par quintes inférieures successives.
On peut cependant suivre sur le tableau ci-dessous, l'enchaînement des quartes augmentées descendantes, chaque nouvelle quarte augmentée commençant un demi-ton plus bas que la note la plus grave de la quarte augmentée de la gamme précédente, l'ensemble représentant, pour l'oreille, la succession normale de toutes les tonalités bémolisées. :
Gammes de: , DO FA SOL Mlb
LA i> RÉt> SOLt> DOb
PAR L'ÉDUCATION DE L'OREILLE
379. — On reviendra sur cette notion que : Varmure d'une gamme, à partir de SI\>, contient les bémols de l'armure de la gamme précédente, plus un bémol nouveau affectant le IVe degré de la gamme nouvelle. * Partant de cette. constatation, on fera observer que :
Pour armer la clef, l'ordre dans lequel on inscrit les bémols sur la portée est justement l'ordre dans lequel ces bémols font leur apparition en descendant de quinte en quinte;
le dernier bémol inscrit affectant le IVe degré de la gamme, la tonique se trouve une quarte plus bas ou une quinte plus haut que ce dernier bémol.
(On rappellera que pour les die z es le dernier dièze représente la noie sensible de la gamme.)
380. — Modifier une gamme par # ou b ainsi qu 'on vient de le faire, c 'est changer la tonalité (le ton) de celle gamme.
Changer de gamme, de ton, de tonalité, dans le cours d'une mélodie, c'est MODULER, F AIRE UNE MODULATION dans un nouveau ton (une nouvelle gamme, une nouvelle tonalité).
Toutes les mélodies en effet ne restent pas toujours dans le même ton, comme nous l'avons fait le plus souvent jusqu'ici. Chaque fois qu'ayant ' commencé à chanter une mélodie dans une gamme, on rencontre un signe accidentel qui n'appartient pas à celle gamme, on module (\).
Transporter une mélodie tout entière dans un nouveau ton — ainsi que nous l'avons déjà fait — c'est transposer, faire une transposition de cette mélodie, I^a transposition, nous le savons déjà, ne change rien à la mélodie; elle obligea la chanter, telle qu'elle est, avec une intonation générale plus aiguë ou plus grave : la mélodie reste toujours semblable à elle-même.
381. — Pour moduler d'un ton à un autre, il faut hausser ou baisser certaines notes de la mélodie : cela modifie la mélodie; elle ne reste plus semblable à ce qu'elle était; elle peut même devenir méconnaissable. Exemple :
ly en DO
Et