‹ L'enseignement de la musique par l'éducation méthodique de l'oreilleChapitre 113 sur 114 · SOL RE MI RE DO SI LA SOL · texte numérisé non relu

SOL RE MI RE DO SI LA SOL

Puis, dans le même Ion apparent de Sol, faire entendre la même mélodie, une tierce mineure plus bas, en changeant la clef, et en chantant successivement en intonation chiffrée puis avec le nom des notes :

MI SI 00 SI LA SOL FV# Ml

Le caractère de la mélodie est-il modifié par cette transposition? La seconde version est-elle semblable à la première? N'est-on pas gêné par ce repos sur une note à laquelle on attribue la fonction de VIe degré? Cette note, sur laquelle s'appuie la mélodie, n'aurait-elle pas plutôt le caractère d'une tonique, d'un premier degré?

Après quelques hésitations, des réponses correctes seront données à ces diverses questions.

449. — Supposons donc que nous chantions cette mélodie (2e version) non plus VI, III,. IV, mais en conservant aux sons leur intonation rapportée au diapason et par conséquent leur nom propre :

Recherche des différences du mineur avec le majeur.

Mi sera devenu tonique, au lieu d'être, comme dans les versions précédentes, considéré comme un VIe degré.

A quelle gamme la mélodie ainsi chiffrée peut elle appartenir? A

une gamme de MI. Chantons la gamme de MI majeur, en joignant le mot dièze au nom des notes qui sont diézées.

Mi Fadièae Sol dièze La Si Do dièze Rc dièze Mi

Recherche de la — Si nous mettons en ordre conjoint notre mélodie, en partant

gamme mineure en par- de MI, ce qui est facile, puisque nous n'avons qu'à remonter depuis»la

tant d'une gamme ma- dernière note pour retrouver cet ordre, elle nous donnera la suite

jèure homonyme. ^ gons suivantSj au nombre de six (les six premiers sons conjoints) :

Mi Fa dièze Sol bécarre La Si Do bécarre

Il nous manque la note sensible (7e degré) : redescendons la gamme depuis DO fej et faisons entendre cette note sensible qui, nous le savons, doit se trouver à un demi-Ion au-dessous de la tonique (nous venons de la chanter tout à l'heure, RÉ#, dajis la gamme majeure de MI).

Nous avons là les sept sons nécessaires pour constituer une gamme. Est-ce une gamme majeure de MI? Non, n'est-ce pas; il suffit de chanter successivement cette même série ascendante et descendante en MI majeur et avec notre nouvelle version pour entendre la différence des deux séries :

Sol bécarre

Do bécarre

Sol bécarre

Les intervalles sem- 451. — Quelles ressemblances pouvons-nous constater? quelles

blables et différents des différences?

deux modes. ^ ^ séries, toutes es notes sont communes, à l'exception

de SOL (IIIe DEGRÉ, MÉDIANTE) et de DO (VIe DEGRE, SUS- DOMISANTE)

Il y a donc, entre la tonique et les autres degrés de ces deux

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séries, les mêmes intervalles, à l'exception des intervalles /-///et/-V7, MAJEURS dans la première série, MINEURS dans la seconde série.

Du fait que l'intervalle I-III est MINEUR, on dit que la gamme La iier<* * 111 ml- ^ . . ... , . • , neure dans la gamme

est MINEURE ; de même la gamme majeure a éle caractérisée par ■ mineure.

ce fail que Vintervalle I-III est majeur.

Ce que nous venons de faire avec MI, pris comme tonique, nous pouvons le répéter exactement avec toute autre note prise comme tonique : l'effet sera identique dans tous les cas.

Une gamme quelconque peut donc être majeure ou mineure selon que son IIP degré (médiante) forme avec la tonique (Ier degré) une tierce MAJEURE ou une tierce MINEURE.

— Cette modification du IIIe et du VIe degré, dans la gammë Place des tons et deê mineure, entraine nécessairement des modifications dans l'ordre des demi"ton8tons et des demi-tons de cette gamme, si on compare cet ordre avec celui que nous connaissons dans la gamme majeure :•

de I à II un ton

de II a III un demi Un (dans lagamme majeure. : de II à III, un ton) de 111 à IV un ton {dans la gamme majeure, te III à IV, un demi-ton) de IV à V un ton

de V à VI un demi-ton (dans la gamme majeure: de V à VI, un ton)

Sans aller plus loin, rappelons que*nous avons constaté tout à l'heure qu'entre VII et VIII, dans la gamme mineure-, il y a le même demiton qu'entre VII et VIII dans la gamme majeure.

453. — D'autre part, nous venons de constater que l'intervalle 1-VI Intervalles *^J^ est plus petit d'un demi-ton chromatique dans la gamme mineure, que ^"{J^g. * ' * l'intervalle I-VI de la gamme majeure : si VII se trouve, dans les deux gammes, dans un rapport identique avec I (7me majeure), l'intervalle VI-VII de la gamme mineure est donc augmenté d'un demiton chromatique par rapport à l'intervalle VI-VII de la gamme majeure; cet intervalle, dans la gamme majeure, forme une seconde majeure : on dit que dans la gamme mineure, l'intervalle VI-VII forme une seconde AUGMENTÉE (sous-entendu : D'UN DEMI- TON chromatique).

On peut rappeler à ce sujet que tout intervalle MAJEUR ainsi augmenté est dit INTER VALLE A UGMENTÉ.

On montrera que le renversement d'un intervalle augmenté est un intervalle diminué, et vice versa.

Tout intervalle MINEUR ainsi diminué est dit INTERVALLE DIMINUÉ.

En écrivant la série ascendante des sept sons de lagamme mineure nous figurerons cette seconde augmentée qui résulte de l'abaissement

du VIe degré, par un ty, et nous le Comparerons au VIe degré de la gamme majeure correspondante :

i m m iv v vi vu v ici

t «on W ton I .on » V«- J^"

Mi Fa dicse Sol lu si 110 ^^carrc dtèzc Mi

Latêconde augmentée 454. Le mode de succession des intervalles de la gamme

îîîî^îérl*t^^i d" mineure étant différent du mode de succession de la gamme

mtnsur . explication . , ... 0

du sent des termes : majeure, on dit que ce mode est mineur; par opposition, pour

moûm mineur, mode la gamme majeure, on dit que le mode est majeur.

majtur.

LA CARACTÉRISTIQUE DE LA GAMME MINEURE est la SECONDE AUGMENTÉE VI-VII.

LA CARACTÉRISTIQUE DU MODE MINEUR est la TIERCE I-III qui est mineure, ainsi que la TIERCE IV- VI.

Suivant le .mode de succession des intervalles, une mélodie appartient au mode majeur ou au mode mineur.

455. — On fera répéter, à plusieurs reprises, la nomenclature des tons et demi-tons qui se succèdent dans la gamme diatonique mineure :

de I de II de III de IV de V de VI

à. II à III à IV à V à VI à VII

de VII à VIII

un ton,

un demi-ton t

un ton,

un ton,

un demi-ion,

un ton et demi,

un demi-ton.

Si on compare les deux gammes majeure et mineure, au point de vue du nombre de demi-tons que Tune et l'autre contiennent, on voit que ce nombre est le même, mais que la succession des demi-tons est différente : dans la gamme mineure, on entend trois demi-tons, à cause de l'abaissement du VIe degré, rapproché du Ve degré justement de la distance d'un demi-ton.

Premiers exercices 456. — Après avoir fait quelques exercices d'intonation, en chanwmm\T°on doives tant des séries mineures et en insistant sur l 'intervalle VI-VII (seconde pratiquer pour acqué- augmentée), on fera remarquer la difficulté d'intonation de cet interrir la notion complète valle.

du mode. Puis on le renversera, en faisant toujours suivre de la tonique la

note inférieure de la septième (VIIe degré, noie sensible). On s'efforcera d'amener progressivement les enfants à penser cette tonique en donnant Pintonation de la 7me diminuée.

On arrivera à ce résultat en procédant de la manière suivante : chanter I ; monter à VI par Vaccord parfait mineur I-III-V ; redescendre à VII par tierces mineures successives.

L'exercice sera fait sur la portée : les signes accidentels seront nommés à la suite de la note ; on prononcera toujours Sol dièze, par

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exemple, comme il a été recommandé de le faire pour l'étude de la gamme chromatique.

L'exercice présentera sur la portée la forme suivante :

i m v i iiivvi i vi ti iv il vu i vu i mvj vu v\ vn i

iO ■ o ■ ■ o

La Do Ni La Do Ni Fa La Fa Fa RéSiSoldi»,LaSolfliè.LaDolaSoIdiè.gSiLSoldiè. La

457. — On fera remarquer, au cours de cet exercice, que le mode mineur est reconnaissable d'abord par sa seconde augmentée (ou 7m° diminuée) qui en est l'intervalle caractéristique ; ensuite par ce fait que la médiante (III) forme avec la tonique (I) une tierce mineure.

Les accords parfaits placés sur les Ier et IVe degrés sont mineurs dans le mode mineur, alors qu'ils sont majeurs dans le mode majeur.

458. — La seconde augmentée étant d'une intonation très difficile on l'eni- ^^^^ériemîploie peu souvent ; au lieu de chanter, par exemple : ncure.

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