I II III IV V VI VII VIII
148 . — Quand les sons sont présentés en successions conjointes — secondes successives, par conséquent, — ils gardent toujours ce même ordre; c'est-à-dire que si on commence une série par RÉ, les sept sons se suivent dans l'ordre RÉ, MI, FA, SOL, LA, SI, DO, plus RÉ, qui, ayant été pris comme premier son, se répète comme huitième (premier son d'une série supérieure partant de RE) .
Chaque nom esi attar 149, Chacun de ces noms est attaché à un son cPune hauteur iïitoïM^Sr11 invariable9AB80LUE : cette invariabilité est telle que, en entendant uti son, on reconnaîtra de suite un DO ou un MI ou un SOL.
Le nom est donc la propriété du son auquel il appartient. C'est un nom propre ; comme celui d'une personne ou d'un objet déterminé permet de distinguer la personne ou l'objet, celui d'un son évoque immédiatement la hauteur de ce son et permet d'en donner l'intonation rigoureusement exacte.
Le diapason, con- Cette intonation est contrôlée sur la hauteur du son LA, qu'on fait trdltf et repère de la entendre au moyen du DIAPASON. hauteur invariable des
tons. Le maître montrera et fera résonner un diapason à branches : il chantera
le son en le nommant LA et en le faisant répéter par les enfants avec le nom de LA.
Comme on sait la place de ce son LA dans la série des sons commençant par DO, pour trouver MI, par exemple, on chante la partie de la gamme qui descend du son VI (LA) jusqu'au quatrième son conjoint: (la) VI ; (sol) V ; (fa) IV ; (mi) III et l'on voit en même temps que Ml est la quatrième note après LA en descendant, ou sa quarte inférieure.
Le son initial donne 150. — Pour l'instant, nous étudierons la série ainsi nommée en son nom à une gamme, donnant au son DO le chiffre I . Dans ce cas nous dirons que nous chantons la gamme de DO .
TOUTE GAMME donnant une mélodie analogue à la mélodie de la gamme de DO, mais commençant par un autre des sept sons, PREND LE NOM DU SON PAR LEQUEL ELLE COMMENCE.
Ainsi la mélodie de la gamme, si elle est commencée sur le son RÉ, s'appellera gamme de RÉ : dans ce cas, RÉ sera I ; MI sera II ; DO sera VII et RÉ à l'octave sera VIII; et la mélodie sera exactement la même qu'en DO mais plus haute d'intonation.
Mais, comme on le verra, ce n'est pas la même mélodie qu'on fait entendre en partant de RÉ (ou de tout autre son), quand ce RÉ est premier degré, que quand on chante les sons de la série en partant de RÉ deuxième degré
PAR L'ÉDUCATION DE L'OREILLE
de la gamme de do. Pour l'instant, nous ne faisons que donner une indication, pour éviter toute méprise.
151 . — Insister sur ce point que, quand on chante, on chante un SOIS do ou ré ou mi\ et quand on écrit ou qu'on lit, c'est la NOTE do, ou ré ou mi; en conséquence, quand on montrera une note sur la portée, on exigera que l'enfant CHANTE LE SON en prononçant le nom de la note et qu'il ne se contente pas de DIRE le nom. Un son musical ne doit jamais être parié, mais il doit toujours être chanté. Se contenter de nommer le son de la note, ce serait comme si on répondait à la question : « Que dit telle personne dans sa lettre ? » « Elle dit des mots. »
152. — On représentera au tableau les séries successives de la Les gammes succèsgamme de DO, sous cette forme qui rendra tangible l'analogie des 9*09* • séries de DO avec les séries successives chiffrées :
Les enfants seront exercés à chanter la gamme en donnant l'inton nation, lentement et en mesure, avec le chiffre suivi du nom :
Série ascendante :
Degré.
' un
' deux — i trois — ' quatre I cinq — six — sepi — huit -
Série descendante
huit — sept — «x — 1 cinq — quatre trois — deux — un
Nom.
DO - RÉ - Ml