‹ L'enseignement de la musique par l'éducation méthodique de l'oreilleChapitre 47 sur 114 · RÉ NI FA SOL LA I II III IV V VI V VI VU VIII II III · texte numérisé non relu

RÉ NI FA SOL LA I II III IV V VI V VI VU VIII II III

SOL LA SI DO KÊ MI V VI VII VIII II III I II III IV V VI SonI = DO Son 1 = SOL

nous trouvons la seconde DO-RÉ affectée des chiffrages I-II, V-VI, 1V-V; nous pourrions également la chiffrer H-III et VI- VII, en changeant l'intonation de I.

Mais nous ne pourrions pas chiffrer DO-RÉ par III-IV, ou VII-VIII, à moins de rapprocher RÉ de DO en baissant ce RÉ d'une demi-seconde ou, comme nous le verrons tout à l'heure, en haussant DO d'une demi-seconde pour le rapprocher de RÉ.

De même nous voyons par l'exemple précédent que III-IV est bien identique à VII-VIII, puisque les deux secondes MI FA et SI DO portent alternativement les chiffrages III-IV et VII-VIII.

168. — Les intervalles I II, II III, IV-V, V-VI, VI- VII, Seconde» majeure* et peuvent donc être divisés en deux parties égales : ce sont wiineure*.

des grandes secondes : on les appelle SECONDES MAJEURES (majeur signifie plus grand).

Les intervalles III-IV et VII-VIII sont des petites secondes, des moitiés de secondes majeures; on les appelle SECONDES MINEURES (mineur signifie plus petit). On ne peut les couper en deux.

On dit qu'une seconde majeure a la hauteur d'un ton, qu'elle ' Ton, demi-ton. « vaut un TON ; qu'une seconde mineure a la hauteur d'un demiton, qu'elle vaut un DEMI-TON.

169. — En attribuant au son ~ une intonation plus grave qu'au

son nous avons ALTÉRÉ le son primitif par rapport à la tonique DO.

C'est donc qu'il est possible de modifier l'intonation d'un son donné Altération», sans en changer le nom; cette modification se nomme ALTÉRATION.

Il en est de même dans le langage parlé : le son E, par exemple, n'a pas toujours la même inflexion ; on le prononce diversement comme dans les mots piteux, pdTE, ,pdTé ; il y a ainsi trois sons différents pour un même nom : un son grave (eu), un son naturel (e), un son aigu (é) ; cela fait trois intonations différentes pour un même son ; chaque intonation modifie la signification du mot.

Dans le langage musical, on peut baisser ou hausser d'un demi-ton une intonation, sans en Changer le nom ; cela fait aussi trois intonations différentes pour un même nom : une intonation naturelle, une intonation grave. une intonation aigut, comme nous allons le voir bientôt.

De même que le changement d'intonation dans le langage articulé modifie le sens des mots, V altération d'une intonation musicale entraîne, pour le son altéré, un changement de degré, en ce sens qu'il faut le rapporter à une autre tonique ; le son altéré ne fait plus partie de la même gamme que le son naturel, il est nécessairement devenu 4e ou 7 e degré d'une nouvelle gamme, puisque, baissé ou haussé d'un demi-ton, il fait maintenant partie d'une seconde mineure III-IV, ou VII-VIII (1).

170. — Dans le langage parlé, on représente les intonations différentes d'un même son par des accents placés sur les lettres, accents graves ou aigus : sur E muet (naturel) on ne place pas d'accent.

Dans le langage musical, on représente les altérations d'une intonation par des signes spéciaux que l'on place devant les noies.

Le signe qui indique qu'un son doit être baissé d'un demi-ton s'appelle BÉMOL ; on le représente par une sorte de b (b) placé immédiatement devant la note. C'est ainsi qu'on écrira :

avec signe d'altération sans» signe d'altération

. do si bémol là sol fa do si la sol fa V IV III II I VIII VII VI V IV

171. — Quand les sons ne sont pas altérés, on ne met devant eux aucun signe pour indiquer qu'ils sont naturels : on les suppose tels.

Quand un son a été altéré par un bémol et que, dans la môme mesure (ou quelquefois, par précaution, dans la mesure suivante), il reprend son intonation naturelle, on indique ce retour au son primitif par un signe ( l| ) que l'on place devant la note et que l'on appelle bécarre.

Dans le cas actuel, où le son a été baissé d'un demi-ton par le bémol, le bécarre le fait remonter d'un demi-ton, en le ramenant à son intonation naturelle.

L'altération d'un son par bémol est dite altération descendante ou inférieure.

172. — On reprendra l'exercice déjà fait, en nommant cette fois les altérations dues au bémol, et en prononçant DO, SI bémol, SI bécarre (ou naturel), DO, avec le rythme suivant :

L)U SI SI hémo! SI bécarre DO- SI SI bémol LA SI bémol SI bécarre

On reviendra à DO pour terminer.

(1) Cela n'est pas rigoureusement exact : mais, au point de vue spécia de l'étude de la gamme majeure, qui est le nôtre actuellement, cette notion étroite de la fonction du demi-ton est la seule qu'il convient d'envisager.

PAR L'ÉDUCATION DE L'OREILLE

On aura soin de faire appuyer fortement le mot SI et de fair,p prononcer énergiquement les mots bémol et bécarre, pour éviter que l'élève baisse l'intonation de la blanche pointée, ce qui se produirait si l'articulation des mots était molle et trop lente.

173. — De même que l'on a pu baisser d'un demi-ton l'intonation d'un son donné, on peut la hausser d'un demi-ton.

Chantons successivement en prononçant d'abord le nom des notes, puis les chiffres des degrés :

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