On fera répéter fréquemment les notions suivantes
La série des sons comprenant cinq tons et les deux demi-tons III-IV et VII-VIII s'appelle GAMME DIATONIQUE MAJEURE.
Il y a autant de gammes diatoniques majeures qu'il y a de am^ep.09i^ desUma sons naturels et altérés. Toutes ces gammes diatoniques se com- et™™i-ton8.6 posent de cinq tons et de deux demi-tons qui se succèdent ton- Son nom : gamme jours dans ce même ordre : diatonique majeure.
Degrés là II — un ton (de la tonique à la sus-tonique).
— II à III — un ton (de la sus-tonique à la médianie).
— III à IV — un demi-ton (delà médianie à la sous-dominante).
— IV à V — un ton (de la sous-dominante à la* dominante).
— V à VI — un ton [de la dominante à la sus-dominante).
— VI à VII — un ton (de la sus-dominante à la noie sensible).
— VII à VIII — un demi-ton (de la sensible à la tonique).
179. — Le son par lequel commence une gamme (premier La gamme prend le degré) donne son nom à la gamme : ainsi on dit la gamme de DO ; nom du son initialla gamine de FA, etc. ; quand le premier son est altéré par un %
ou un b, on nomme cette altération : on dit donc la gamme de SI bémol, la gamme de FA dièze; cela signifie que cette gamme a pour premier degré un FA #, un SI b ; on dit aussi que ces gammes sont celles des TONALITÉS respectives de DOfej, de Fa#, de SIb de FA#. C'est pour cette raison que le premier degré s'appelle la tonique. \
180. — Puisqu'il y a des tons et des demi-tons dans la gamme intervalles majeur s et diatonique majeure et que les tons comme les demi-tons sont mineurs.
des intervalles de seconde, tous les intervalles de seconde ne sont pas égaux : les intervalles (III-IV) (VII-VIII) sont mineurs; les autres sont majeurs; et, cela, dans toutes les gammes de toutes les tonalités.
181. — Etant donné que l'on peut changer le caractère d'un intervalle de seconde, en élevant ou en abaissant d'un demi-ton l'un des deux sons qui le constituent, et transformer ainsi une seconde majeure en seconde mineure, et réciproquement ; tous les autres intervalles, qui se composent en réalité d'une succession de secondes conjointes, peuvent être également modifiés dans leur intonation, si l'on abaisse ou si Von élève d'un demi-ion un des deux sons extrêmes. On les dit également, comme nous le verrons, tantôt majeurs, tantôt mineurs, suivant qu'ils sont plus grands ou plus petits d'un demi-ton.
182. — Cependant, pour les deux intervalles que nous connaissons
jusqu'ici en plus de la seconde, c'est-à-dire pour Voclave et pour la quinte, on n'emploie pas d'habitude les termes de majeur ou de mineur. On dit qu'ils sont justes, augmentés ou diminués.
Quintes justes. 183. — Nous n'avons pour l'instant à nous occuper que des quintes
justes et de la quinte diminuée.
Dans la gamme diatonique majeure, on peut, sur les six premiers degrés, donner l'intonation d'une quinte juste : toutes ces quintes son! équivalentes quand on les chante par mouvement disjoint (car toutes se composent de trois tons et d'un demi-ton diatonique conjoints). On en a la preuve avec la quinte DO-SOL, par exemple, dont on peut donner l'intonation avec les chiffrages successifs de :
Quinte diminuée.
Intonation de la quinte diminuée.