‹ L'enseignement de la musique par l'éducation méthodique de l'oreilleChapitre 55 sur 114 · TITRE XV · texte numérisé non relu

TITRE XV

QUESTION t L'intervalle de tierce.

195. — La connaissance de l'intervalle de tierce s'acquiert comme celle Comment on acquiert

de l'octave, de la quinte, et de tous les intervalles disjoints, en faisant en. '<* connaissance de la

tendre successivement, à partir de chaque degré de la gamme, la série conjointe : * *on* con" de trois sons, qui conslilue la tierce.

On commencera par faire chanter sur l'échelle chiffrée les séries successives des trois sons conjoints supérieurs à chaque degré de la gamme, montant de tierce chaque fois par degrés conjoints, redescendant ensuite au point de départ de la même façon, puis faisant entendre à plusieurs reprises l'intervalle disjoint qu'on vient de décomposer en ses éléments.

On atteindra ainsi les troisième, quatrième ou cinquième degrés de la série supérieure, selon la tonique prise pour point de départ. On redesccndra ensuite jusqu'à ce qu'on ait fait entendre au moins trois des sons conjoints de la série inférieure (un plus grand nombre, si la hauteur de la tonique choisie le permet).

La tierce placée sur la portée : deux notes sur deux lignes ou deux interlignes consécutifs, alors que la quinte est toujours sur la 3 e ligne ou dans le troisième interligne en montant ou descendant.

Association de noms de notes ou de chiffres di degrés formant tierce.

196. — On fera remarquer aux enfants que, alors que l'intervalle de quinte, sur. la portée, est constitué par deux notes placées soit sur deux lignes séparées par une autre ligne, soit dans deux interlignes séparés par un interligne, les notes figurant un intervalle de tierce sont placées, soit sur deux lignes consécutives, soit dans deux interlignes consécutifs : cette notion doit être bien enregistrée et comprise, parce qu'elle facilite beaucoup la lecture.

197. — De même, il sera facile de retenir les noms des notés ou les chiffres des degrés constituant les tierces; ces notes, comme ces chiffres, sont toujours de môme rang pair ou impair : cette notion est importante et sera d'autant mieux assimilée que les élèves auront mieux retenu ce qu'on leur a appris touchant la place des notes et le degré qu'elles occupent dans la gamme.

On fera donc répéter à plusieurs reprises, avant de commencer la lecture et l'intonation chiffrée des tierces, les associations de chiffres et de notes qui constituent cet intervalle.

198. — On appelle TIERCE d'un son (ou troisième son) le TROI- Les sons pairs con- SIÈME SON CONJOINT de la gamme, entendu ou chanté après un f*™8' *ans l'ordrede autre : ces sons occupent tous deux le même rang pair ou impair. tervalle d^Uerce^ *dê

Forment donc des TIERCES : £Kfr7 IIT

le» intervalles supérieurs ou ASCENDANTS IMPAIRS : ^ «"* inler"

(I-III) (III-V) (V-VII), etc. ; ea"e * ^

L'altération d'un son sans changement de nom (chromatique) ne change pas le nom de Viniervalle.

les intervalles supérieurs ou ASCENDANTS PAIRS : (II-IV) (IV-VI) (VI. VIII), etc.

Une tierce chantée en montant est une tierce ascendante (ou supérieure).

En descendant, forment des TIERCES :

Les intervalles inférieurs ou DESCENDANTS PAIRS (VI1I-VI) (VI-IV) (IV-II), etc. ; et IMPAIRS (VII-V) (V-III), etc.

Une tierce chantée en descendant est une tierce descendante (ou inférieure).

Le maître rappellera que, le premier son dépassant l'octave étant le neuvième par rapport au point de départ, et que, le son VIII étant équivalent à I, la tierce conjointe VII-VIIMX doit être chantée VII-VIIMI. Cette observation sera répétée pour la tierce descendante II-VIII-VII équivalente à IX-VIII-VII ou à IM-VII. Le fait que IX est équivalent à II d'une série inférieure suffit à confirmer la réalité du fait que les tierces sont toujours formées de deux sons pairs ou de deux sons impairs.

199. — Quand on nomme les notes, il n'y a pas d'ambiguïté possible, les sons I et VIII ayant le même nom ; les tierces sont toujours de deux en deux sons pair* ou impairs :

(DO-MI) (MI-SOL) (SOL-SI) (SI-RÉ) (RÉ-FA) (RÉ-FA) (FA-LA) (LA-DO) (DO-MI) (MI-SOL)

c'est-à-dire que la tierce d'une note est toujours le troisième son nommé dans l'ordre de la série après cette note, et cela, à toutes les hauteurs, dans toutes les gammes, dans toutes les tonalités : cet ordre ne change jamais, pas plus que l'ordre des autres intervalles; même lorsque l'un des deux sons est affecté d'une altération # ou b9 les deux sons constitutifs de chaque tierce ne changent pas de nom.

On répétera souvent le classement des notes

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