‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 115 sur 404 · Id., p · texte numérisé non relu

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prenaient certaines précautions pour que leurs énigmes fussent déchiffrables !. Néanmoins, rare devait être le nombre de ceux qui étaient assurés d’en découvrir [e sens: chacun se réservait sans doute le plaisir de poser l'énigme et d'indiquer comment il fallait la résoudre.

Nous insistons à dessein sur ces puérilités; rien ne montre plus clairement, chez Virgile, l'absence de toute culture sérieuse. Et quand on songe qu'il est le seul théoricien gaulois du vi ou du vu siècle qui ait été jugé digne d'être conservé, on conclut forcément à la stérilité d'une époque aussi pauvrement représentée.

L'Epitome de metris est un nouvel argument pour refuser à Virgile la connaissance des lettres antiques. C’est, dans son œuvre, le chapitre le plus intéressant, et, à notre point de vue, peut-être le plus instructif. L'étude des lettres classiques a été constamment accompagnée d'un réveil de la versification latine prosodique. Au contact de la poésie virgilienne, de Lucain et des poètes chrétiens, les érudits de tous les temps ont, avec plus ou moins de maladresse ou de succès, manié le vers latin conventionnel ; peu leur importait que ce principe de versification ne concordât pas avec la nature de leur langue maternelle, que ce fût le latin ou une langue vulgaire. Il en résulte que. jusqu à un certain point, on peut mesurer l'intensite de la culture classique, à une époque, au nombre et à l'habileté de ceux qui font des vers latins prosodiques. Or, en lisant le grammairien Virgile, on se demande s'il à eu même la connaissance de cette forme de versification.

L'Epitome de metris contient une théorie de la versification rythmique, ou plutôt on y trouve énumérées plusieurs espèces de vers dont la quantité n'est plus l'élément essentiel, sans que Virgile s'explique sur le rôle de l'accent ?. Par suite, quand il parle de dactyles et de spondées ÿ, il n'entend pas désigner des éléments prosodiques. Cette théorie intéresse spécialement les romanistes et nous nous contentons de la signaler *. Mais est-ce tout, et Virgile n'a-t-1l pas laissé voir par ailleurs qu'il connaissait la versification prosodique ? À la lin de la quatrième Epitome, il écrit que, dans une des douze

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