‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 118 sur 404 · Epüt. IT, p · texte numérisé non relu

Epüt. IT, p

2. Epit. IV, p. 25. Je supprime ac avec le ms. de Vienne 19556. 3. Les grammairiens anciens atlachaient une grande importance à la maniere de diviser le mot en sxilabes. Voir plus loin, chap. X.

+. Epit, VIT, p.69, +.

5. Epit. VI, p. 42, 3. Cf. Rev. de phil., 1895, p. 45. Ce dernier vers est doublement faux.

6. Epit. VII, p. 68, 3. Au même Catonil attribue (id., IX, p. 70, 18), un début

d'hexamètre offrant une faute de quantité.

la quantité, sans prouver qu'il en comprenait l'importance dans la versification prosodique, de l'autre effleurer la versification rythmique, sans indiquer quel rôle y jouait l'accent, on en vient à se poser une question irrévérencieuse. Virgile s est-il rendu compte quil existait deux modes de versification et que les poètes de son temps employaient une forme poétique autre que les classiques ? A-t-1] compris que la théorie du vers prosodique, qu'il avait étudiée superficiellement dans les grammairiens, ne régissait pas le vers rythmique? N'a-t-1l pas tout compliqué en comprenant mal les théories subtiles qu'il avait pu entrevoir sur les pieds recherchés par les rhéteurs ? Nous n'osons répondre affirmativement, mais nous croyons que la question pouvait être posée. La confusion qui règne dans l'œuvre de Virgile, et qui reproduit vraisemblablement celle qui régnait dans son esprit, nous en donne le droit.

Virgile semble donc avoir réduit au minimum l'étude des arts libéraux, et n'avoir pas acquis les connaissances qu'elle comportait même au temps de Sidoine Apollinaire. Pour la grammaire, il s'écarte de la tradition ; avec une connaissance insuffisante du rudiment, il est dominé par le latin parlé; quand il se mêle d'écrire sur la grammaire, il enregistre, avec fort peu de réserves, l'usage flottant de ses contemporains, rendu moins stable encore par les fantaisies individuelles. C'est de cet usage et de celui des autres provinces, autant qu'il pouvait le connaître, qu'il se réclame. Quand il étudie la métrique, il considère seulement le vers rythmique, sans se rendre bien compte de sa valeur; il exclut le vers virgilien, qui avait contribué à conserver les lettres antiques, et fourni aux écrivains tant soit peu cultivés la partie la plus claire, parfois la seule claire, de leur œuvre. Donc, pour la grammaire, comme pour la métrique, Virgile représente, en fait, beaucoup mieux l'évolution romane, si j'ose m'exprimer ainsi, que la tradition classique.

Qu'a-t-il su de la rhétorique? D'après la définition qu'il en donne !, et quelques mots sur les figures ?, on voit qu'ils'en faisait une idée confuse. Il se plaint que la rhétorique soit confondue souvent avec la poésie, à cause du rythme des vers et de la phrase oratoire 3, Il ne prend pas soin de les distinguer n1 d'en marquer les diffé-

Page 1