‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 120 sur 404 · Epist. 1, de pronomine, p · texte numérisé non relu

Epist. 1, de pronomine, p

8, Epist. Il, de rerbo, p. 138.

+. à te ——

terius de dormir, la distinction de hic pronom et de hic adverbe 1, devait, si je m'en souviens bien, inspirer à l’un des derniers survivants de la scolastique un volumineux ouvrage. Ces questions étaient alors discutées avec passion, et parfois les contradicteurs étaient sur le point d'en venir aux mains.

Ce n'est pas le seul trait par où l'enseignement de Virgile annonce celui du moyen âge.

Chez lui nous voyons l'opinion du maître se substituer à l'étude directe des faits ; l’auteur authentique pèse sur l’enseignement du poids de ses erreurs comme du poids de sa science. Il faut entendre Virgile parler de ses maîtres. « Enée ne peut se tromper ? », déclaret-1l. « Nous croyons en Mitterius comme en un oracle * ». Après cela, on ne s'étonnera plus si, pour transmettre la science à leurs disciples, Énée et les autres maîtres, que Virgile met en scène, prennent un ton aussi solennel *. Dans les entretiens qui sont pour eux la forme de l'enseignement, ils ne professent pas, ils prophétisent. Virgile le dit de l’un d'eux en propres termes : « Tum ille velut quodam spiritu afflatus prophetali inquit 5. » Le danger et le ridicule de cette méthode sont d'autant plus manifestes dans Virgile, que la science à laquelle il puise est plus flottante. Il invoque, comme également respectables, des autorités qui se contredisent ; et, accoutumé à les considérer comme infaillibles, il n'ose se prononcer entre elles. Voilà bien qui nous rappelle l'enseignement scolastique, alors que le maïtre, cerlain de posséder la vérité, ne prétend pas prouver mais imposer sa foi.

Il est encore un point sur lequel Virgile a rompu uvec la tradilion de l’enseignement romain : nous trouvons indiqué chez lui le principe qui domine tout l’enseignement monastique, la subordination des études à la connaissance de l'Écriture. Virgile, qui, en

!. Epist. [, de nonune, p. 115.

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