‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 136 sur 404 · In psalm. CX VIII expos., sermo 18, # (M. 15, col · texte numérisé non relu

In psalm. CX VIII expos., sermo 18, # (M. 15, col

4. De doct. christ., 11, 28 (M. 3#, col. 56); Retract., I, # (M. 32, col. 632); De civit. Dei, VII, 44. Cf. Graf, Roma nella memoria et nelle imaginazione del medio evo, If, p. 184. Quelques-uns des Pères ont pensé que Platon avait été en relation avec Jérémie. Saint Augustin admet cette tradition, en l'attribuant à saint Ambroise dans les deux premiers passages indiqués; il reconnait son erreur dans le dernier.

5. Lactance, Inst. div., VII, 24. Cf. Comparetti, Virgilio nel medio evo, Î, p. 133. Graf, op. cit., II, p. 205.

6. Sidoine Apollinaire, Epist. IX, 9; Smaragde, Grammaire (Bibl. nal., fs. lat. 11275, f. 83, 24), etc.

7. Aux textes de saint Jérôme et de saint Augustin déjà cités, ajoutons ceux de saint Ambroise, De Fide, HI, 1 (M.16, col. 589); de saint Paulin de Noles, Epist. 22, ete. On y voit qu'on risquait d'éveiller des susceptibilités en citant les auteurs profanes.

l'étude des lettres. Là, comme d’ailleurs dans tous les actes de la vie, 1l est, dit-il, des choses dont on doit se servir et d’autres dont on doit jouir; il en est enfin dont on doit jouir et se servir !. Évidemment il plaçait les lettres antiques parmi les premières. Il faut s en servir en vue d’un objet déterminé, mais se garder de les cultiver pour elles-mêmes. Du coup se trouvent éliminées les tendances au dilettantisme, à l'humanisme : souvenons-nous du chagrin et des remords de saint Jérôme, quand il est accusé de s’abandonner au cicéronianisme ?. Cette distinction n'intéresse pas l'étude en général; elle a des conséquences sur les dispositions qu’on apportera dans la pratique de chacun des arts lihéraux. On doit les débarrasser tout ensemble, et de ce qui entraîne l'homme à de vaines satisfactions d'amour-propre, et des nombreuses erreurs, accumulées au cours de longs siècles de superstition. Il faut, en un mot, les purifier des éléments malsains qu'a introduits dans les lettres l'alliance de l'homme et du démon 3. Ainsi, pour prendre des exemples, la dialectique doit être étudiée, mais ilne faut pas ergoter: il faut fuir les sophismes ‘; l'astronomie n'est utile que dans ce qui se rapporte à la révolution de la lune *; l'étude des plantes doit être débarrassée des superstitions qui l’encombrent 5. Ne l'oublions pas, saint Augustin trace le plan de l'éducation chrétienne, dont l'effort doit abouti à l'intelligence de l'Écriture; mais n ‘oublions pas non plus que l'éducation chrétienne diendes toute l'éducation, quand l'Église se verra confier la direction morale et intellectuelle de l'Occident.

Il faut l'avouer d'ailleurs, l'éducation chrétienne n'était pas seule intéressée à ce travail de purification. La réaction contre les superstitions, la réaction contre l'abus de la rhétorique et de la dialectique était bienfaisante. Les chrétiens étaient détournés des arts libéraux par les subtilités de l'enseignement. Saint Augustin s'éleva contre le préjugé qui faisait craindre l'éloquence à cause de la fausse éloquence 7, Il le fit au nom de la religion chrétienne; il appuya,

: De doct. christ., 1, 3 (M. 34, col. 20).

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