Id., prél
3. Voir les souvenirs de jeunesse évoqués par saint Césaire dans une homélie (Gallia Christ., III, col. 1190). Jonas de Bobbio tient un langage analogue, Vita Johannis Reomaensis (F vers 544), 4 (Krusch, Script. rer. Merov., IT, p. 508).
4. Monastères de saint Jean de Réomé {Vita Sequani, + vers 580), 6 et 1 (Mab., Acta SS., I, p. 264), écriture sacrée; — de Bevons (Monasterium Bodanense) (Vifa Marii (milieu du vit siècle), 3 ( Mab., Acta SS., I, p. 105), doctrines célestes; — de saint Loup de Troyes (Vita Winebaudi) (+ vers 620), 4 (Acta. SS., avril, Ï, p. 573), les lettres.
5% Voir, pour les saints postérieurs à cette date, le chapitre XII.
sance imprécise des lettres, probablement réduite à celle de la lecture et de l'écriture, soit l’étude des lettres sacrées.
Dans la première catégorie, en dehors de saint Grégoire de Tours qui avait une teinture des lettres, nous ne trouvons qu'un nom à inscrire avec certitude : celui de Didier (Desiderius), évêque de Vienne (+ 608). Le témoignage de son biographe { est confirmé par l'admonestation qui lui fut adressée par le pape Grégoire le Grand. Didier avait appris la grammaire. Faut-il ÿ ajouter saint Sulpice de Bourges, dont Grégoire de Tours vante le talent de rhéteur et de poète, sans nous dire où ni comment il l'avait acquis * ? En tout cas, nous n'y pouvons ranger, sans réserve, le nom de saint Martin, abbé de Vertou (+ vers 601) 5. La date de ses trois vies est incertaine #, Dans la plus ancienne, 1l est dit que le saint avait été confié à des maîtres, mais qu'il avait renoncé vite scholasticis disciplinis, « pour scruter les arcanes de la philosophie divine 5 ». L’opposition des scholasticae disciplinae à la superna philosophia semble indiquer que la première expression désigne ici les arts libéraux. Mais ce texte nous indique que le saint ne les avait pas approfondis. La troisième vie, plus récente, dit que le saint avait fait des études libérales et y avait excellé5. Mais elle n’est pas antérieure au Ix° siècle 7. C'est donc à tort que son nom a été souvent invoqué pour prouver l'existence des études classiques au vi* siècle.
La seconde catégorie est plus nombreuse. Beaucoup de saints sont présentés comme ayant fréquenté les écoles et appris les lettres.
1. Vie par Sisebut (+ 621), 2 (Krusch, Script. rer. Merov., IET, p. 630) : « Qui Cum annos quos fas est doceri contigisset legitimos, traditur ad sfudia lilterarum, nec multa morula concrescente, sensus sui vigore jam doctos transcendens, plenissime grammatica educatus, divinas auctoritatis mira celeritate retinendo explicuit.. recordatione memoriosus..… loquacitate clarissimus. » Autre vie du vrie siècle, id. p. 638 : « vir egregius ac nimia eruditione universae bibliotecae politus.. cujus nullus dogmatum venas hujus scientiae vos potuit praeterire, »
2. Hist, Franc., VI, 39: «In litteris bene eruditus rhetoricis, in metricis vero artibus nulli secundus. » Cf. Hist. litt., HI, p. 559.
3. On ne sait pas avec certitude à quelle époque le saint a vécu, si c'est au IV® où au vit siècle (Analecta Bollandiana, XVII, p. 247).
#. La plus ancienne aurait été récrite après 878 (Molinier, n° 582). Analecta Bollandiana, XVII, p. 245-216: « Elle est remplie de grossières confusions ». Id. p. 246.