Hist, litt., t. V, p
Il est vraisemblable qu'il s’agit d'écoles analogues à celles dont le concile de Vaison avait prescrit l'établissement ; en dehors de l'instruction religieuse, on y apprenait à lire et à écrire. Cependant, comme, en dépit du contexte, qui, pour nous, est probant, cette interprétation pourrait être contestée, et que, d'ailleurs, le mot lifterae seul est employé aussi pour désigner les lettres humaines !, nous n'avons pas cru devoir confondre cette catégorie avec la suivante.
Nous y rangeons saint Lomer (Launomarus), abbé de Corbion (Curbionensis), (+ vers 590), qui avait en outre étudié les lettres divines ?; saint Lubin (Leobinus), évêque de Chartres (f vers 598) saint Médard, évêque de Noyon (+ vers #57) #; saint Théodulphe (vulgairement Thiou), abbé de Saint-Thierry de Reims (+fin du visiècle) ”; saint Germain, évêque de Paris (+ 576), qui, néà Autun, avail fait ses études à Avallon‘, puis à Luzy ‘ ; saint Patrocle, ermite dans le Berrif; saint Cybar (Eparchius), évêque d'Angoulème
1. Cf. plus haut p. 163, note. Vita Desiderii, par Sisebut. Il serait aussi faux de prétendre que litterae seul signifie toujours les leltres sacrées, que de prétendre, avec Landriot (op. cit. p. 181}, que, dans ce cas, il désigne toujours «la culture des belles-lettres ».
> Deux vies anciennes (Molinier, n° 258). {re vie, #, Mabillon, Acta SS., [, p. 339 : « sub annis pucritiae litteralibus studiis a parentibus traditus. » P. 340, son maitre « susceptum parvulum tenere fovebat, el pedetentim ad litterarum cognitionis et sanctlitalis normam cohortabatur, » Selon toute vraisemblance, l'éducation, que reçoit le saint, est purement religieuse : son maitre se félicite de le voir en état de donner le salut aux autres (id.). Plus bas, », le saint est dit : « doctrinæ verbique caelestis pabula sitienter hauriens..……, longa exercitii spiritualis eruditione fundatus ». — La première vie, 3 (id. p. 335) ne parle que des lettres sacrées : ses parents « cuidam venerabili presbytcro Chirmiro sacris imbuendum litteris ac conversatione tradiderunt, »
3. Vie du début du vur siècle, attribuée À tort à Fortunat, 1 : « Discendarum jitterarum amor ejus versabatur in pectore » (Krusch, Auct. Ant., IV,2,p. EE
4. Vita, 2 (Krusch, Auct. Ant., IV, 2, p. 68) : « Cum adulescens ad scolam recurreret..……. Dum adhuc esset in scolis vir Sanctus... »
5. Vie datée du vu” siècle (His£. Litt., M1, p. 640),3 (Acta SS., mai, |, p. 96): « lilterarum scientia coactaneos suos praeibat. »
6. Vie par Fortunat, 2 Krusch, Auct. Ant., IV, 2, p. 12: « Cum Avallone castro cum Stratidio propinquo puer scholis excurreret. » |