‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 155 sur 404 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les lettres classiques adaptées à l'éducation religieuse.

Saint Augustin, traçant un plan d'éducation pour les clercs, avait fait une place aux lettres classiques. Cette vue fut reprise, dans la suite, en différentes parties de l'Occident. Nous étudierons, en premier lieu, la tentative de Cassiodore. Nous ne prétendons pas ainsi créer en sa faveur un droit de priorité. Il est possible qu'il faille chercher l'origine des écoles d'Irlande dans les monastères bretons et irlandais, à la fin du v* siècle; mais, d’une part, il a semblé préférable de joindre à l'histoire de la culture classique en Gaule un chapitre où, à l'occasion de saint Benoît, de Cassiodore et de Grégoire le Grand, nous parlerons certainement d'influences que le clergé franc a pu subir. D'autre part, le mouvement dont les Bretons et les Irlandais furent, peut-être, les initiateurs, s'étant continué en Grande-Bretagne, nous avons jugé bon de ne pas séparer les deux phases d'une même action. La tentative de Cassiodore ayant avorté, il importait peu que l’histoire s'en trouvât isolée. Nous avons aussi inséré dans ce chapitre les quelques pages que nous voulions consacrer à Isidore de Séville. Par ses idées, il procède trop directement de Grégoire le Grand pour être séparé de lui.

La règle de saint Benoît.

En Italie, la décadence des lettres avait été moins rapide. La paix, qui y régna à la fin du v* siècle et dans les trente premières années du vi*, la protection accordée aux études par Théodoric

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