‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 17 sur 404 · IV · texte numérisé non relu

IV

preuves !, passions ?.. disposition ë, élocution * ; il perfectionne sa mémoire * et son débit 6.

Est-ce tout, et l'orateur ainsi formé était-il prêt à exercer son art? Non, Quintilien exige qu'il ait, en outre, étudié la philosophie ?, le droit civil8 et l’histoire ?. Il sera ainsi en état de parler de tout ; il ne lui restera qu’à acquérir à l'occasion de chaque cause les connaissances techniques indispensables.

Quintilien se plaignait que de son temps l'éducation philosophique fût délaissée par le futur orateur !°. Pourtant aucune des trois parties de la philosophie : physique (natfuralis), morale (moralis), logique (räfionalis), ne devait lui rester étrangère t!.

L'utilité de la philosophie physique est péniblement démontrée !?.

La philosophie morale est celle dont l'utilité est le moins contestable, puisqu'il n'y a pour ainsi dire pas de cause où il n'y ait à parler du bien et du juste!° et que le genre démonstratif tout entier ne roule pas sur d’autres sujets. L’orateur doit donc avoir étudié à fond ce qui constitue le juste et l'injuste !#, et avoir réfléchi sur leur nature.

Quintilien recommande de fuir les doctrines qui n'apportentaucun secours à l'éloquence, telles que celles d'Épicure, d'Aristippe et de Pyrrhon !. L'orateur ne devra appartenir à aucune école !5, mais choisir les plus beaux sujets, comme la vertu, le gouvernement, la providence, l'origine de l'âme, l'amitié 1.

: NL, : NI, 1.

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