Pelagius in Irland, p. A
2. Réponse au Trailé des éludes monastiques, p. 52. 3. Réflexion sur la réponse..., p. 273.
geaient. Ce fut là son originalité, et, nous allons le voir, sa hardiesse. Autant que les conditions Dolitiques défavorables, cette Jargeur relative nuisit au succès de son œuvre.
Cassiodore vécut jusqu'en 5170, et il assista à la crise qui suivit la mort d'Athalaric. La guerre avec l'empire d'Orient et l'établissement des Lombards arrêtèrent le mouvement qui s'était produit à la fin du v° siècle et dans la première partie du vi. Les études classiques ne furent plus représentées par un Boèce ou un Cassiodore, ni même par un Ennode ou un Arator, mais par Fortunat.
Né vers 535, Fortunat étudia à Ravenne. Il y apprit, luimême l'a raconté, la grammaire, la rhétorique et le droit !. Mais ses études furent incomplètes. Fortunat n'évite ni les barbarismes, ni les fautes de quantité ?, et la rhétorique ne lui a appris qu’à introduire des images dans son style prétentieux et obscur. Il n'avait ni étudié le grec, ni lu les philosophes 5. Aux lacunes de cette éducation, on sent la décadence qui va s’accentuer de jour en jour #.
Grégoire le Grand.
Grégoire le Grand (vers 540-604), qui est contemporain de Fortunat, n'avait pas reçu une instruction supérieure à la sienne. Il avait appris la grammaire, la rhétorique et la dialectique, dit Grégoire de Tours 5, dont le témoignage est reproduit par celui de Paul
1. Vila Martini, 1, v. 29-31 (éd. Leo, p. 296). Cf. Paul Diacre, Jlist. Long., Ï, 43 : « Fortunatus.. Ravennae nutritus et doctus, in arte gramatica sive rethorica seu etiam metrica clarissimus extitit. »