‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 180 sur 404 · Id., 71 (M. 83, col · texte numérisé non relu

Id., 71 (M. 83, col

+. Sent., III, 13 (M. 83, col. 688). Il dit encore dans la préface du De natura rerum (M. 53, col. 663) : « Neque enim earum rerum (cours de lune. les vents...) naturam noscere superstitiosa scientia est, si tantum sana sobriaque doctrina considerentur. »

$. Diff., 11,39 (M. 83, col. 93) : « Rerum enim studia prosunt, non ornamenta verborum... »

6. Le titre de Etymologiarum libri semble lui avoir été donné par Braulion, à qui le traité est adressé, et qui le divisa en vingt livres (M. 81, col. 16). Dans sa préface, Isidore dit à Braulion : « Misi opus de origine quarumdam rerum » (M. 82, col. 73), ce qui légilimerait le titre d'Origines. Mais dans ses lettres, il l'appelle tantôt Etymologiae, tantôt Origines. Cf. Arevalo, Isidoriana, II, 48 (M. 81, col. 319).

intention, ce devait être une encyclopédie complète, dont la lecture, dit son ami Braulion, évèque de Saragosse, livrait la connaissance de toutes les choses divines et humaines !.

On trouve de tout dans cette somme étrange et précieuse : des exposés, des sommaires, des listes, des étymologies, surtout des délinitions ; et c'est là ce qui valut tant de lecteurs aux Etymologiae. Comme le remarque justement Ebert, par son caractère encyclopédique, cette œuvre répondait bien « au degré inférieur de la culture de ces temps qui commençaient à s'annoncer ? ». Au lieu d'apprendre les mots et les choses dans le contact des textes et dans une éducalion métho:lique, on allait désormais les chercher dans des répertoires, destinés, non à faciliter les recherches mais à les remplacer’.

Le traité des Differentiae se rattache à la même préoccupation. Dans le premier livre, Isidore étudie les différences de sens qui distinguent les mots, « Les poètes païens, dit-il, les ont confondus pour les besoins de la versilication, 1l importe de les faire respecter‘ ». [l dresse. par lettres”, des listes de mots prétendus synonymes: audacem el temerarium ÿ..., de mots confondus par une mauvaise prononciation : avenam et habenam 7, ad et at 8 etc.

Le second livre du De differentiis rerum a un caractère nettement encyclopédique; Isidore y étudie des idées d'une importance capitale pour des religieux . quelle différence y a-t-il entre trinitatem et

1. M. 81, col. 16. — Les trois premiers livres contiennent un exposé des arts libéraux. Isidore adopte la division des Sept Arts (1, 2) I] distingue ([, tj les arts et les disciplines, mais ensuite il semble employer indifféremment les deux termes. Puis viennent: livre IV, de medicina; — V, de legibus et temporibus; — VI, de libris et officiis ecclesiaslicis; — VII, de Deo, angelis et fidelium ordinibus ; — VIT, de ecclesia et sectis diversis ; — IX, de linguis, gentibus, regnis, mililia, civibus, afjinitatibus; — X, vocum certarum alphabetum ; — XI, de homine et portentis: — XIT. de animalibus; — XII, de mundo et partibus ; — XIV. de terra et parlibus; — XV, de aedificiis et agris; — XVI, de lapidibus et metallis : — XVIX, de rebus rusticis; — XVTIIE, de hello et ludis ;: — XIX, de navibus, aedifiviis el vextibus ; — XX, de penu el instrumentis domesticis el ruslicis.

2, Hist. de la Ut, du M.-A,, 1, p. 83 (Trad. franç.).

3. Braulion disait de ce livre {M. 81, col, 16) : « Edidit libros Differentiarum duos, in quibus subtil discrelione ea quae confuse usu proferuntur, sensu discrevil... ».

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