‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 191 sur 404 · Zimmer, Keltische Kirche, p · texte numérisé non relu

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2. Usher, Britann. Eccl. Antiq., p. 229 ; Hist. litt.,t. Il, p. 585.

3. Fauste resta en relation avec les Bretons. Cf. Sidoine Apollinaire, Epist. IX, 9. — Faut-il citer encore, comme preuve des rapports de l'Église bretonne et de l'Église romaine, l'exemple du Breton Nyÿnia qui, d'après Bède (ist. Eccl.. XX, #), sait requ une instruction religieuse à Rome, avant de revenir évangéliser les Pictes, à la fin du iv° siècle ou au début du v®? Cf. Iaddan and Stubbs, Councils, 1, p. 14; Zimmer, Kelt. Kirche, p. 221. Nynia résidait à Withern, appelé vulgairement Candida Casa. Son histoire est mal connue. Les renseignements que donnent les vies de saints (textes dans [laddan and Stubbs, id., [, p. 120) sur lui et sur le monastère de Rosnat, ne sont pas sûrs. Cf. d'Arbois de Jubainville, Rev. Cell., XIX, p. 98; Hymne de Mugint, préf. Wh. Stokes, Goidelica ?, p. 96. Nous n'oserions abirmer que latradition, recueillie par Bède, ait été conforme à la réalité.

Les lettres en Irlande entre 350 et 450.

Nous arrivons à l'Irlande. Aucun document, nous tenons à le dire tout d'abord, ne prouve qu'elle ait connu les lettres classiques au iv° et au v° siècles.

L'Irlande n'avait jamais été incorporée à l'empire romain. Elle avait eu des relations avec la Gaule ‘ et la Bretagne ? ; tout ce que les Irlandais gagnèrent à ces rapports fut d'ajouter à leur vocabulaire quelques mots latins %, dont la forme accuse nettement un intermédiaire breton.Sls n’en demeurèrent pas moins isolés de la civilisation romaine. Cet isolement cessa, lorsque l'Irlande subit une autre influence, efficace celle-là, parce qu'elle établissait entre l’ancien monde et les régions demeurées en dehors de la culture, sinon de la domination romaine, une communication morale, l'influence du christianisme. Ainsi nous sommes amenés à chercher les origines de la culture classique en [rlande, dans l'histoire de l'Eglise irlandaise elle-même.

On ne peut plus guère soutenir aujourd'hui que l'Irlande n'ait pas été évangélisée avant saint Patrice 4. Il est établi que,

1. Cf. pour les premiers siècles, Salomon Reinach, Les croissants d'or irlandais (Rev. Celt., XXI, p. 90) ; pour le vi* siècle, Jonas, Vitae Columnb. et dise., 1, 23 (Krusch, Script. rer, Merot., IV, p. 97). Entre temps, les relations ne durent pas être interrompues.

2. Le commerce, l'esclavage, les expéditions militaires avaient établi entre les deux iles de constantes communicalions. Cf. Vendryès, De hibern. vocab., p. 13-21. Les vices des saints fournissent de nombreux exemples de Bretons et d'Irlandais, enlevés par des pirates au 1v° siècle ou daus les siècles suivants. Cf. Patrice, Conf., 1 (Wh. Stokes, The trip. Life, 1, p. 367). Epist. ad Cor. (id, 1, p. 378). Plus tard, Vita Eugenii, 1 (Acta SS. Hib. ex cod. Salm., col. 151. — Vila Tigernach., 3 et 4 (id., col. 212-213), La peur des pirates est exprimée dans la Vita Fintani, 6 (id., col. 227). Cf. Gaidoz, Bibl. de l'École des Hautes-Études, 35, p. 123 (Cf. pour les expéditions militaires, Rev. Cell. XVII, p. 101, et d'Arbois de Jubainville, Rev. Celt., II, p. 284.

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