‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 192 sur 404 · Vendryès, op. ctt., p · texte numérisé non relu

Vendryès, op. ctt., p

+, Voir l’article Kellische Kirche de la Realencyclopedie f. prot. Theol, and Kirche d'Herzog (3° édition), où Zimmer a coordonné et complété les travaux de ses devanciers et résumé ses propres travaux. Cf. les réserves de d’Arbois de Jubainville, Rev. Cell, XXIF, 1901, p. 35#, et de Hugh Williams, Z/f{. f. Ceit. Philol., IV, 1903, p. 527. — Pour le récit légendaire, voir Usher, Brit.

dans les régions voisines de la Bretagne insulaire, on trouvait des chrétiens dès la seconde moitié du iv° siècle!. D'après M. Zimmer, c'est au cours de ce premier mouvement d'évangélisation, que les Irlandais auraient reçu le dépôt des lettres classiques. Par suite, il devient intéressant de connaitre l'origine des communautés chrétiennes, établies à cette époque en Irlande. Si l’on acceptait la tradition conservée dans les vies de saints irlandais, cette première Église irlandaise aurait avant tout subi l'influence de l'Église romaine. Les saints Déclan, Aïlbe, Ibar, Ciaran qui, pour M. Zimmer, ont été les prédécesseurs actifs de saint Patrice, sont rattachés à Rome par leurs biographes. Saint Ailbe, instruit par un prêtre de Rome, se serait ensuite rendu dans cette ville, y aurait séjourné et en aurait rapporté une liturgie et une discipline ?. Les saints Ibar*, Ciarani, Declan?, Abban ou Alban 6 se seraient également rendus à Rome pour y étudier. Mais ces pieux voyageurs n'ont pu introduire les lettres en Irlande au iv° siècle, et cela pour l'excellente raison qu'ils ont vécu, selon toute vraisemblance, beaucoup plus tard?. D'ailleurs, eussentils été les contemporains de Pélage, l’âge de ces vies ne permettrait pas de leur attribuer une valeur documentaire. Elles ont été écrites, comme la plupart des textes relatifs à la légende de saint Patrice, avec le souci de rattacher l'Église irlandaise à l'Église

Eccl. Ant., p. 425 ; Mignet, Mémoires historiques, p. 12 ; Montalembert, Les moines d'Occident, IT (1868, in-8), p. 1 et suiv.; Ozanam, Civilis. chrét. chez les Francs, p. 112 ; Bellesheim, Gesch. der Kelt. Kirche in Irland, 1, p. 20; Healy, Insula Sanctorum 3, p. 42, etc... Les sources principales sont les écrits de Muirchu Maccu Machtheni (Whitley Stokes, The trip. Life, X1, p. 269) et de Tirechan (id., p. 362).

1. Nous avons déjà dit que, pour nous, Pélage était Breton, mais que, son origine irlandaise fût-elle prouvée, nous n’en conclurions pas qu’il avait été instruit en Irlande. De mème, du fait que Céleste était Irlandais, nous ne conclurons pas, sans autre preuve, qu'une Église irlandaise était déjà constituée.

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