Id., 34 (p
3. Ed. Gundlach, Epist. Mer. et Kar. aevi, 1, p. 156, 22, hyperbolicus; id., 24, micrologo; 157, 13, cyclo; id., 2%, scismaticum ; 158, 1, bubum (— Bosfui) ; id., 17, euripum (praesumptionis), etc. | |
#. G@undlach (id., p. 157, 159, 16%, 166, 167, 170...) signale un certain nombre de passages où il reconnaît des souvenirs de Perse, Virgile, Ovide, Horace et Salluste. Cf. le mème, Veues Archiv, XV, 1890, p. 516. L'imitalion n'est pas toujours évidente. |
5. Il avait, notons-le, quitté depuis longtemps l'Irlande, quand il écrivit l'épitre ad Fedolium qu'il composa à 72 ans (voir le vers 163 du poème). Jusqu'à un certain point, on pourrait trouver, dans l'absence des poètes latins en Irlande, un argument en faveur de l’utilisation tardive des lettres dans ce pays. En général, le premier effet de la culture classique est l'apparition du vers latin.
6. Onluia attribué longtemps un poème contenant des préceptes de conduite. I a été depuis restitué à Alcuin (P. L. C., 1, p. 275). Cf. Hucmer, Wiener Studien, VI, p. 32#+. On a imprimé aussi à la Gn de son œuvre une épigramme contre les femmes.
7. Elle est parfois donnée en deux parties (M. 80, col. 285).
épithètes, des fins de vers, des vers entiers qui leur sont emprurtés !. Parfois, on est étonné que ce soit si bien fait; et, si l'on ne savait combien les écrivains du moyen âge ont différé d'eux-mêmes, quand ils maniaient le vers latin, on aurait des doutes sur l'authenticité de ces poèmes; on serait tenté d'en reporter la date à une époque postérieure. La pensée ne dépassant pas les mots, et les mots étant pris dans les poètes latins, les poèmes de Columban, en particulier l'Epistola ad Hunaldum, ont une allure classique. Ils se distinguent aussi des œuvres en prose par leur sérénité. On comprend, en les lisant, qu'il ait recommandé à ses disciples d'étudier les lettres, pour y recueillir un peu de douceur dans l'amertume de la lutte ?.
Ainsi, avec saint Columban, nous avons atteint le moment, où les études classiques sont vraiment cultivées dans le monachisme irlandais 3. Saint Columban a appris la grammaire et la prosodie, et il a lu les auteurs profanes. A en juger par ses deux poèmes, il dépasse même les intentions des Pères : en cherchant un délassement dans la composition poétique, en s'efforçant d’imiter la forme d'art exprimée dans les modèles profanes, et non plus d'en extraire ce qui pouvait servir à mieux pénétrer l'Écriture, Columban s'est un instant écarté de l'objet austère attribué aux lettres dans l'enseignement monastique.
Rapports de l'Église bretonne et de l'Église irlandaise.
Dans ce qui précède, nous avons considéré isolément l'histoire des études classiques en Bretagne et en Irlande au vi® siècle. Nous allons rechercher quelle influence l'une avait pu exercer sur
l'autre.
Nous nous trouvons en présence des deux théories que nous
{. Epist. ad Hun., v. 9 et 54 (ce dernier vers est indiqué comme étant une citation par Columban).
2, Epist. VII, p. 181.
3. Saint Columban n'était pas seul quand il vint en Gaule. Le plus célèbre de ses compagnons, saint Gall, est représenté par son biogruphe {Vila aucl. Wettino, I (Krusch, Script. rer. Merov., IV, P:. 251) comme ayant appris les arts libéraux, avant d'être confié à saint Columban ; sur sa science, voir sa vie par Walahfrid, I, 1 (id., p. 285).
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